Archives pour la catégorie misère

Accident dans une écurie

L’accident qui est évoqué par un article paru dans Le Petit Niçois du 15 mai 1881 est en fait un accouchement. On y retrouve un peu la même situation que celle évoquée dans « Infanticide, Nice 1881 (suite) » : dans les deux cas la mère est une femme d’âge mûr qui doit encore affronter la maternité. Ces tristes histoires font toucher du doigt ce qui se passait avant que le contrôle des naissances s’étende aux classes populaires. On aimerait savoir ce qui a forcé la victime de cet « accident » à prendre le train en dépit de son état. Il y a d’ailleurs gros à parier qu’elle a dû affronter l’inconfort d’une troisième classe avec ses banquettes en bois.

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Arrêté parce qu’il ne fait rien, Nice 1881

À la page 3 – celle des faits divers – du Petit Niçois du 2 février 1881, qui en compte 4, un court article qui résume toute une société : on arrête un homme qui n’a rien fait, précisément parce qu’il ne fait rien. Continue la lecture

La fin d’Eve Rosine

Dans l’article précédent, « Eve Rosine et Eve Rosine », on a laissé le couple François Antoine Caspar et Ève Rosine Cardès en 1851 avec ses deux enfants, Reine et Antoine. Un troisième enfant naît en 1856 et on l’appelle Marie Anne. Antoine et Rosine pourraient vivre tranquillement leur petite vie d’ouvriers, mais le malheur va les frapper : Continue la lecture

Un drame de la misère, Nice 1894

La misère sociale à Nice est un thème récurrent souvent évoqué sur ce blogue et appelé à y revenir. Dans L’Eclaireur de Nice du mardi 2 octobre 1894, un article qui n’est pas sans rappeler les romans naturalistes de l’époque relate une de ces tragédies qui frappent les gens modestes : Continue la lecture

Mourir de solitude et de misère, Nice 1889

Isolement et manque d’argent se conjuguent pour pousser à la mort un vieil Italien qui vit à Nice en 1889 et dont Le Petit Niçois évoque la fin :

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Mort de froid et de faim à Nice en 1887

Nous avons déjà publié un article intitulé « Mort de froid et de faim à Nice en 1815 » en nous étonnant du contraste entre la fin tragique d’un miséreux et la douceur de vivre au soleil que représente Nice. On retrouve la même conclusion sous la plume d’un journaliste qui relate un semblable fait divers dans Le Petit Niçois, plus de soixante ans après : Continue la lecture

Mort de faim en Alsace, 1817

Un petit livre publié à Paris en 1824 s’avère particulièrement précieux pour moi : il s’agit de Promenades alsaciennes, rédigées par un certain Paul Merlin. Qui est-il ? Sans doute un bourgeois aisé qui pratique ce qu’on n’appelle pas encore la randonnée et affirme : « Il n’y a pas de meilleure manière de bien observer un pays que de parcourir à pied les lieux qui méritent de fixer l’attention ; ce fut celle que j’adoptai. ».

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Mort d’une mendiante

La mort des miséreux est toujours émouvante quand on la rencontre dans les registres ; elle l’est encore plus si elle concerne sa propre famille, comme dans cet acte de sépulture établi en 1752 à la Grand’Combe-des-Bois, aujourd’hui dans le département du Doubs. Continue la lecture

#ChallengeAZ 2015 Q comme Quiliano

Vous ne connaissez pas Quiliano ? Moi non plus. Mais c’est dans cette petite ville de Ligurie, que les Romains appelaient Aquilianum,  que le 28 juillet 1690 est né mon Sosa 168, Francesco Natarelli. Continue la lecture

#ChallengeAZ 2015 I comme Infanticide

Tout généalogiste qui a parcouru des registres du XVIIIe siècle le sait : en ce temps-là un enfant sur deux n’atteignait pas l’âge de dix ans. Les actes de sépulture de ces petits êtres sont si nombreux qu’on n’y prête plus attention. Continue la lecture