Archives pour la catégorie délinquance

Une disparition singulière, Nice 1881

C’est une anecdote bien singulière que rapporte Le Petit Niçois dans son numéro du vendredi 16 décembre 1881 :

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Mendicité, Nice 1881

Trois lignes qui laissent pantois, celles qu’on peut lire dans Le Petit Niçois du 15 décembre 1881. L’article se passe de commentaires.

Un attentat anticlérical, Nice 1881

De nos jours militaires de l’opération Sentinelle et policiers sont victimes d’attentats terroristes. À la fin du XIXe siècle ce sont des gens d’Église qui peuvent être l’objet d’agressions ainsi que le relate Le Petit Niçois dans son numéro du 24 novembre 1881. Ce genre d’attentat est probablement facilité par l’atmosphère anticléricale d’alors, qui conduira à la loi de 1905. Curieusement l’article relatant les faits est suivi par un autre qui appelle à une réunion de la Société des libres-penseurs.

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Une arrestation à Nice en 1881

Le Petit Niçois du lundi 7 novembre 1881 rend compte d’une arrestation. Cela n’a rien de bien extraordinaire et les arrestations constituent une rubrique quotidienne dans le journal. Mais celle-ci peut susciter quelques remarques :

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Un forcené à Nice en 1881

Que faire pour se débarrasser d’un forcené, à une époque où n’existent ni RAID ni GIGN ? Le Phare du Littoral du 22 Septembre 1881 montre comment il a été répondu à cette question dans une rue du Vieux Nice en 1881 :

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Identification d’un repris de justice en 1881

En 1881, quand la justice doit identifier quelqu’un, elle n’a que peu de moyens : pas de fiche anthropométrique, ni d’empreintes digitales, encore moins d’ADN. Heureusement il existe certains traits particuliers dont les autorités savent tenir compte, ainsi que le relate un article paru dans le Petit Niçois du 27 août 1881 :

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Les marins américains, proie facile pour les voleurs, Nice 1881

Dès les années 1870 la flotte de guerre américaine accoste régulièrement à Villefranche-sur-Mer, où elle finit par avoir des installations permanentes. Les marins de ses équipages en profitent pour descendre à terre afin de satisfaire certains besoins, parmi lesquels la soif n’est pas le moindre. Il s’ensuit qu’une fois abreuvés et assommés par l’alcool ils sont à la merci des tireurs de bourse qui vont les détrousser.

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Mais qu’a-t-il fait ? Nice 1881

Telle est la question qu’on est en droit de se poser quand on lit cet article du Petit Niçois en date du 31 mai 1881. Qu’est-ce qui peut justifier l’arrestation de ce jeune homme ? Est-ce vraiment le soupçon d’avoir volé un verre ? Ne serait-ce pas plutôt son origine italienne ? Car le Nice de ces années-là, du moins dans la presse, est en proie à une crime d’italophobie. On a déjà rapporté un cas semblable dans « Arrêté parce qu’il ne fait rien ».

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Un espion démasqué, Nice 1888

Certes, ce n’est pas James Bond ce modeste professeur d’allemand dans un collège de Nice, mais il manque vraiment de discrétion : la police s’étonne des pièces d’or avec lesquelles il offre de généreuses tournées dans les cafés ; elle relève aussi « l’empressement » équivoque qu’il montre auprès de certains jeunes gens. En plus il se vante de sa participation à la récente guerre franco-prussienne. Et c’est au bureau de poste qu’il se rend pour expédier chez lui du matériel militaire français, en l’occurrence une munition destinée au nouveau fusil qui vient d’équiper l’armée française et l’équipera encore en 1914-1918, le fameux fusil Lebel. Rappelons que quelques années plus tard l’affaire Dreyfus aura pour point de départ une lettre concernant une pièce d’artillerie.
Voici l’arrestation de l’espion, telle que la relate Le Petit Niçois du 30 août 1888 : Continue la lecture

Arrestations à Nice en 1881

Dans Le Petit Niçois vers la fin du XIXe siècle, une rubrique quotidienne qui ne manque jamais de matière, celle qui a pour titre « Arrestations », non que délinquance et criminalité soient particulièrement importantes à Nice – on a plutôt l’impression de l’inverse en parcourant la presse, mais il semble qu’on ait l’arrestation facile, comme on le voit dans la reproduction qui suit de la rubrique du vendredi 15 avril 1881 : mendicité, vagabondage, ivresse et racolage sont des motifs suffisants pour arrêter des contrevenants souvent très jeunes. On soupçonnerait volontiers cette sévérité d’avoir pour mobile de préserver l’image de la ville aux yeux des riches touristes qui viennent y passer l’hiver… Continue la lecture