Archives pour la catégorie enfants

Une fillette homicide, Montpellier 1770 (suite)

L’affaire n’en reste pas là et dès, le 12 août de la même année, les Annonces, affiches et avis divers rendent compte de la décision de justice prise à son encontre : Continue la lecture

Une fillette homicide, Montpellier 1770

L’enfant meurtrier est une figure assez rare, néanmoins récurrente, en particulier dans les pays anglo-saxons ; les Annonces, affiches et avis divers, hebdomadaire montpelliérain déjà présenté ici, rapporte un cas dans son numéro du 23 juillet 1770. Nous avons transcrit l’article tel qu’il est, respectant l’habitude qui remonte au XVIIe siècle d’écrire les mots considérés comme importants avec une majuscule. Il suit le récit d’une triple noyade dans le Lez, en effet les différents faits divers ne sont pas présentés dans des pavés bien séparés comme dans les journaux plus modernes, mais se suivent tous dans un seul article intitulé « Nouvelles intéressantes ». Continue la lecture

Des prématurées en 1718

Un tweet publié récemment par @lulusorciere


m’a rappelé un curieux acte relevé dans les registres de Pouzols, un village de l’Hérault qui devait avoir 250 habitants en ce temps-là :
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C’est arrivé à Nice en 1932

En parcourant Le Petit Niçois du 13 juin 1932, qui était un lundi, pour trouver un article sur le banquet annuel d’un club de boules dont plusieurs membres de ma famille étaient membres, voire président – un genre de président dont on n’a pas à rougir – j’ai trouvé l’article suivant, qui se passe de commentaire :

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#ChallengeAZ 2015 I comme Infanticide

Tout généalogiste qui a parcouru des registres du XVIIIe siècle le sait : en ce temps-là un enfant sur deux n’atteignait pas l’âge de dix ans. Les actes de sépulture de ces petits êtres sont si nombreux qu’on n’y prête plus attention. Continue la lecture

Un enterrement auquel n’assistent que des enfants

La mort du nouveau-né est un fait si banal dans les registres paroissiaux qu’on n’y prête guère d’attention. Il arrive cependant qu’un de ces actes de sépulture révèle une part d’insolite, comme celui-ci, trouvé à Saint-Pargoire, aujourd’hui dans l’Hérault :

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Un enfant trouvé devant la porte du maire en 1745

Un de ces actes de baptême, fréquents dans les registres paroissiaux, qui évoquent l’enfant trouvé, donc abandonné à sa naissance ou peu après celle-ci ; il a été établi à Ceyras, aujourd’hui dans l’Hérault, en 1745. Continue la lecture

Né et mort en prison

Un acte de décès daté du 7 octobre 1794 et dressé à Nice :
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Trois frère et sœurs enterrés le même jour

« 3 enfants morts (4, 6 et 8 ans) en 1 mois en 1891 pour un couple breton … Quelle horreur … Grippe ? », ce tweet rempli d’émotion est dû à @baladedaurelie, qui consacre ensuite un article à ce lamentable événement : « Généathème : Histoire insolite mais horriblement triste .. ». On peut trouver encore pire, par exemple avec les quatre lignes de cet acte de sépulture du village de Ceyras en Languedoc :

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Épidémie chez les enfants de Sète en 1683

Sous l’Ancien Régime la mortalité infantile atteint des pourcentages effroyables : un enfant sur deux n’atteint pas l’âge de dix ans. Cette mort de l’enfant est si banale qu’il est rare d’en trouver la cause précise. Cependant un acte de sépulture établi à Sète en 1683 déclare exceptionnellement pourquoi des enfants sont morts.

« L’an de grâce 1683 les enfants de
Vincent, de Flavien et de la
fille de Pierre Long
ont été ensevelis dans le cimetière
de la paroisse de Sain-Louis
morts de la petite rougeole en foi de
ce ai signé »

Dans sa brièveté cet acte appelle quelques remarques, surtout sur ses lacunes : le vicaire Bousquet, dont on reconnaît la belle écriture n’a pas précisé le jour et le mois des obsèques. Il n’a pas noté non plus les prénoms des enfants ; ce sont ceux des parents qui tiennent lieu d’identité ; ne figure pas plus dans l’acte l’âge des petits défunts. Au fait, combien étaient-ils ? Ce n’est pas écrit ; trois au moins, mais rien n’indique qu’ils n’aient pas été plus nombreux.

Par contre la cause de ces décès est nommée : c’est la petite rougeole.

Le caractère contagieux de cette maladie infantile est déjà connu en cette fin du XVIIe siècle et le Dictionnaire de l’Académie française la définit ainsi en 1694 : “Sorte de maladie épidémique, qui vient communément aux enfans, & cause des rougeurs au visage, & par tout le corps.” (1694) Quant à l’expression de “petite rougeole”, souvent employée, elle ne désigne pas une forme particulière de l’affection, mais s’emploie simplement en fonction de l’âge des patients, comme l’écrit un traité de pédiatrie du XXe siècle : “La rougeole que l’on a qualifiée de petite rougeole chez les enfants du deuxième âge, à cause de sa remarquable bénignité,est comme la plupart des autres infections, fort grave chez le nourrisson.” (Dr G.Variot Traité pratique des maladies des enfants du premier âge 1921)

Quoi qu’il en soit, la rougeole aura été fatale à ces petits Sétois et on peut aussi se demander si le prêtre, en nommant la maladie, n’a pas voulu signaler d’une façon ou d’une autre le danger d’épidémie.