Archives pour la catégorie femmes

Une femme battue, Nice 1881

On n’oserait plus aujourd’hui écrire un article comme celui qui est paru dans Le Petit Niçois du 11 octobre 1881, même si, malheureusement, des faits semblables sont encore courants. Mais on emploierait pas certaines de ses expressions.

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Deux cas de misère, Nice 1881

Deux faits divers lamentables se succèdent sur la page trois du Petit Niçois, qui en compte quatre, le 2 août 1881. Une fois de plus on est bien loin de l’image édénique qui sert d’enseigne à la cote d’Azur :

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Accident dans une écurie

L’accident qui est évoqué par un article paru dans Le Petit Niçois du 15 mai 1881 est en fait un accouchement. On y retrouve un peu la même situation que celle évoquée dans « Infanticide, Nice 1881 (suite) » : dans les deux cas la mère est une femme d’âge mûr qui doit encore affronter la maternité. Ces tristes histoires font toucher du doigt ce qui se passait avant que le contrôle des naissances s’étende aux classes populaires. On aimerait savoir ce qui a forcé la victime de cet « accident » à prendre le train en dépit de son état. Il y a d’ailleurs gros à parier qu’elle a dû affronter l’inconfort d’une troisième classe avec ses banquettes en bois.

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Jamais sans mon manteau, Nice 1881

Pour saisir toute la saveur de ce court article paru dans Le Petit Niçois du dimanche 17 juillet 1881 quelques précisions de vocabulaire ne sont peut-être pas inutiles : les poucettes sont d’après Littré une « corde ou chaînette dont on se sert pour attacher les pouces de certains prisonniers », autrement dit l’ancêtre des menottes. Dans le contexte une fille est une prostituée, quant au violon, terme emprunté à la presse parisienne, c’est la cellule de la garde à vue.

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Infanticide, Nice 1881 (suite)

On a évoqué dans un précédent article l’horrible découverte des restes d’un nouveau-né dans un récipient destiné aux matières fécales. Les faits se sont déroulés dans une maison du Vieux Nice vers la fin du mois de mars 1881. Il n’a pas dû être très difficile pour les policiers de trouver la coupable en menant une enquête de voisinage et, dès le 13 juillet 1881, Le Petit Niçois rapporte la séance de la cour d’assises où cette malheureuse va être jugée et condamnée.
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Un crime familial à Menton en 1881

Le Petit Niçois du 13 février 1881 raconte un fait divers brutal dans toute sa crudité. Mais les deux articles qu’ajoute les jours suivants le journaliste, qui poursuit son enquête, finissent par donner à l’affaire des allures de roman naturaliste : un milieu de petits boutiquiers, des amours ancillaires, à quoi il faut ajouter un arrière-plan historique, car le présumé coupable, comme on dirait aujourd’hui, a combattu pour l’indépendance de l’Italie. Mais par-delà ces aspects superficiels il reste des mystères : pourquoi le fils a-t-il voulu se travestir en femme ? Cela a-t-il une relation avec le geste de son père ? Les articles n’en disent rien ; il est vrai qu’en ce temps-là on ne plaisante pas avec le genre. Continue la lecture

Les filles soumises se rebiffent, Nice 1881

Un incident assez rare, raconté dans Le Petit Niçois du 4 février 1881 : Continue la lecture

La fin d’Eve Rosine

Dans l’article précédent, « Eve Rosine et Eve Rosine », on a laissé le couple François Antoine Caspar et Ève Rosine Cardès en 1851 avec ses deux enfants, Reine et Antoine. Un troisième enfant naît en 1856 et on l’appelle Marie Anne. Antoine et Rosine pourraient vivre tranquillement leur petite vie d’ouvriers, mais le malheur va les frapper : Continue la lecture

Eve Rosine et Eve Rosine

Après le cas rapporté dans le précédent article « Marie Rosine et Marie Rosine », j’ai été à nouveau victime de l’homonymie et de façon plus diffcile, voici dans quelles circonstances : Continue la lecture

Un drame de la misère, Nice 1894

La misère sociale à Nice est un thème récurrent souvent évoqué sur ce blogue et appelé à y revenir. Dans L’Eclaireur de Nice du mardi 2 octobre 1894, un article qui n’est pas sans rappeler les romans naturalistes de l’époque relate une de ces tragédies qui frappent les gens modestes : Continue la lecture