Archives pour la catégorie femmes

Dévouement d’une servante, Cannes 1883

Les domestiques, plus nombreux que les ouvriers, constituent au XIXe siècle un innombrable prolétariat dont les romanciers – Flaubert, les Goncourt, Maupassant – ont souvent raconté le destin. Mais il arrive aussi que les faits divers aillent plus loin que l’imagination des écrivains, comme on peut le lire dans cet article du Petit Niçois paru lundi 12 février 1883 : Continue la lecture

Morte d’amour à 70 ans, Nice 1882

Tel est le titre que le Petit Niçois du samedi 23 septembre 1882 donne à l’article qui relate un fait divers digne d’une nouvelle de Maupassant, dont c’est d’ailleurs l’époque :

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Violences faites aux femmes, Alpes-Maritimes 1882

Ce blog évoquait récemment un triste fait divers où une femme recevait des coups devant un public approbateur, voir « Scène de bal, Nice 1882 ». Ces violences sont endémiques, comme le montrent deux articles parus le même jour, dimanche 9 juillet 1882, dans Le Petit Niçois. Le premier évoque une tentative de meurtre qui a lieu dans un quartier résidentiel de Nice, le second relate un homicide commis à Cannes.

« Un crime abominable a été commis hier vers 8 heures du soir, dans l’avenue Villermont.
Un homme a donné trois coups de couteau à sa femme, nous ne savons encore pour quel motif.
Cette malheureuse, dont l’état est très grave, a été enlevée difficilement des mains de ce forcené qni voulait l’achever. La victime a été transportée à la pharmacie Guilasci, avenue de la Gare, où elle a reçu les premiers soins, puis à l’hôpital Saint-Roch.
Le coupable a été arrêté et conduit sous bonne escorte en prison. »

« Tuée à coups de battoir. — Une dépêche que nous recevons de Cannes, nous raconte un drame qui vient de se passer dans cette ville :
Le nommé Ferrand, cocher, ancien conducteur des voitures d’Antibes, ayant surpris sa femme en flagrant délit d’adultère, l’a tuée, en l’assommant à coups de battoir, instrument dont se .servent les blanchisseuses.
Après avoir consommé son crime, le coupable s’est rendu de lui-même à la justice ».

On trouve encore des précisions dans le numéro suivant, le 10 juillet, où on apprend notamment que le premier des deux crimes est dû aussi à la jalousie, ce qui en ce temps-là valait des circonstances atténuantes devant les Assises.

« L’attentat de l’avenue Villermont. — L’auteur de l’attentat criminel de l’avenue Villermont, raconté dans notre numéro d’hier, se nomme Ruffi Antoine. C’est un journalier d’origine italienne, âgé de 36 ans, qui venait de Vallauris. C’est avec un poinçon de cordonnier qu’il a porté à sa femme les coups qui lui ont fait à la tête les blessures graves dont nous avons parlé.
La jalousie est le mobile du crime.
On assure que cette femme avait quitté depuis quelque temps le domicile conjugal pour se livrer à la débauche. »

« Le drame de Cannes. — De nouveaux renseignements nous sont donnés au sujet, du drame qui s’est passé à Cannes et que nous racontions hier.
Après l’attentat, la femme Ferrand a été transportée en son domicile où elle fut soignée par le docteur Lange, qui aurait constaté qu’elle avait reçu cinq coups sur la tête et un à l’annulaire de la main gauche. »

Scène de bal, Nice 1882

On a célébré le 8 mars la Journée de la Femme. Quels que soient les injustices et les problèmes qui subsistent, les témoignages ne manquent pas qui permettent de mesurer les progrès accomplis dans l’amélioration de la condition féminine. Ainsi les faits rapportés par Le Petit Niçois du 4 juillet 1882, qui se sont déroulés à Saint-Barthélemy, un des quartiers encore semi-campagnards de Nice où ont vécu mes ancêtres.

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Dur d’être policier en 1882

On risque même d’être mordu quand on fait respecter la loi, ainsi que le rapporte Le Petit Niçois du 6 février 1882 :

« Arrestations — Trois filles soumises ont été arrêtées pour appel à la débauche sur la voie publique. L’une d’elles, qui avait occasionné une scène de désordre et un grand rassemblement, sera mise à la disposition de M. le procureur de la République, pour avoir opéré une vive résistance aux agents, qu’elle a frappés et mordus. »

Un suicide à Toulon en 1882

En cette fin du XIXe siècle les suicides sont fréquents et leur récit est un sujet récurrent dans la presse. Émile Durkheim publiera bientôt son ouvrage sur Le Suicide, un des textes fondateurs de la sociologie. Et Le Petit Niçois du 3 mars 1882 relate un drame familial :

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Elle se jette du train pour échapper au démon, 1882

Un fait divers étonnant dont Le Petit Niçois du 25 février 1882 offrait le récit à ses lecteurs. Coni est une ville du Piémont, que les Italiens appellent Cuneo. Nombre de ses habitants sont d’ailleurs venus s’installer à Nice tout au long du XIXe siècle.

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Brutalité à Nice en 1881

« Brutalité », ce titre est très vague, c’est aussi celui de l’article que publie Le Petit Niçois du 7 décembre 1881.Pourtant, après la lecture de celui-ci on se prend à se dire qu’il est très approprié si on se réfère au sens originel du mot, tel que Littré le définit :
brutalité : « caractère de la brute ».
brute : « La bête considérée dans ce qu’elle a de plus éloigné de l’homme.  C’est une brute, se dit d’un homme qui n’a ni esprit ni raison. »

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Un infanticide en 1881 dans les Alpes-Maritimes

Il arrive que certains faits divers ressemblent à un mauvais roman naturaliste. C’est sans conteste le cas des faits évoqués dans Le Petit Niçois du mardi 15 novembre 1881. Le village où ces tristes événements se sont déroulés appartient au Pays de Grasse et, depuis 1948, s’appelle Spéracèdes.

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Une femme battue, Nice 1881

On n’oserait plus aujourd’hui écrire un article comme celui qui est paru dans Le Petit Niçois du 11 octobre 1881, même si, malheureusement, des faits semblables sont encore courants. Mais on emploierait pas certaines de ses expressions.

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