Archives pour la catégorie insolite

Les marrons qui tuent, Nice 1883

Le Petit Niçois du 20 novembre 1883 donne à lire le récit d’un accident peu banal :

« Asphyxie en plein air.— Hier à midi, une marchande de marrons établie sur le boulevard du Pont-Neuf s’affaissa soudain sur son étalage. On vint à elle et on constata que la fumée se dégageant de son fourneau l’avait à demi asphyxiée.
Des agents de police l’ont mise en voiture et conduite à son domicile, rue Saint-Joseph, 6, où elle est entourée de soins qui aideront vite à sa guérison. »

La Marchande de Marrons gravée par Beauvarlet d’après Greuze. Gallica=Bnf

Un étrange visiteur, Nice 1883

Un article paru dans Le Petit Niçois du mardi 17 juillet 1883 nous rappelle qu’en ce temps-là les bouchers abattent eux-mêmes les bêtes dont ils proposent des morceaux à leurs clients. Ils continuent ainsi la tradition déjà vue au XVIIIe siècle dans « Un ancêtre, Pierre Alles,1750-1811 ». Cet article montre aussi que, sous le nom de bœuf, c’est bien cet animal qui est vendu et non pas de la vieille vache laitière. De plus rencontrer un bœuf échappé dans la rue n’est pas un phénomène si rare, puisque on l’a déjà raconté dans « Un bœuf sur le trottoir ». Enfin, on est en été et les portes sont partout laissées ouvertes, ce qui explique la facilité avec laquelle le bovin entre dans les différents commerces. Continue la lecture

Un accident mystérieux, Monaco 1883

Le jeudi 15 février 1883 les lecteurs du Petit Niçois découvrent un récit qui va du vaudeville au roman policier en passant par la tragédie : Continue la lecture

Tué par une chèvre, Alpes-Maritimes 1883

Tragique et insolite à la fois, la mort de ce jeune ouvrier sur un chantier au pied des montagnes dans les Alpes-Maritimes, telle que la raconte le Petit Niçois du 13 février 1883 : Continue la lecture

Un nageur ambitieux, Nice 1882

L’île Sainte-Marguerite, au large de Cannes, n’est qu’à 1300 mètres de la côte. Le Masque de Fer y a été incarcéré au XVIIe siècle. Mais l’atteindre à la nage doit quand même être un exploit sportif. C’est pourtant le rêve qu’a fait ce malheureux échappé de l’hôpital psychiatrique inauguré en 1867 près du vénérable couvent de Saint-Pons, d’où il tirait son nom. On peut lire le court récit de cette escapade dans le Petit Niçois du 17 novembre 1882. Continue la lecture

Fausse alerte, Nice 1882

On n’a pas attendu le téléphone pour mal se conduire comme le suggère un article du Petit Niçois paru le mercredi 11 octobre 1882 :

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Un cadavre mangé par des chats

Le Petit Niçois du 7 octobre 1882 rapporte une horrible histoire. Elle rappelle une anecdote déjà évoquée sur ce blog, où l’animal était différent, http://maioresnostri.eu/2016/03/un-lapin-ronge-un-enfant-herault-1870.html:

« Un cadavre mangé par des chats. — Ces jours derniers, une jeune nourrice, née à Perinaldo, et qui venait de Nice où on lui avait confié un enfant en bas-âge, a été arrêtée à Vintimille. Voici pourquoi :
Quelques jours après son arrivée à Vintimille, le pauvre petit qu’elle nourrissait vint à mourir. La nourrice ne donna aucun avis aux autorités pour l’acte de décès : elle ferma sa chambre et partit, abandonnant le petit cadavre.
Elle ne revint qu’après trois jours. Alors un horrible spectacle s’offrit à elle. Sur le petit corps, déjà en état de putréfaction, étaient accroupis de gros chats ; ils avaient dévoré le crâne et une partie du visage.
La justice apprit le fait, et ordonna immédiatement l’arrestation de la nourrice qui payera chèrement la faute d’avoir abandonné le petit cadavre et de n’avoir pas prévenu l’état civil, comme c’était son devoir.»

La colère des dieux, Alpes-Maritimes 1882

L’énoncé du fait divers rejoint parfois le récit mythologique : figure éternelle du forgeron, solitude du héros, simplicité du décor, symétrie du feu de la forge et de l’éclair, image extraordinaire de l’enclume tordue par la foudre, tout concourt à rapprocher cet article paru dans le Petit Niçois le 9 septembre 1882 d’un archaïque épisode poétique.

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Des souvenirs pour les touristes, Menton 1882

On a beau dire, les boutiques de souvenirs made in China qu’on trouve actuellement sur les sites touristiques ont au moins une utilité, qui est de détourner les visiteurs de se servir eux-mêmes, comme le suggère un article du Petit Niçois paru le 13 septembre 1882.

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Condamnation posthume d’un innocent, 1882

Rude problème pour l’administration militaire, d’après un article paru le 5 septembre 1882 dans Le Petit Niçois : cet officier est décédé, on en est sûr, mais on ne trouve pas son corps. Où est la difficulté ? direz-vous. C’est que la solde du défunt continue à lui être versée. Comme on ne peut pas le déclarer mort, faisons-en un déserteur… Pas très grlorieux pour la mémoire du disparu, mais la solution est économique.

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