Archives pour la catégorie insolite

Condamnation posthume d’un innocent, 1882

Rude problème pour l’administration militaire, d’après un article paru le 5 septembre 1882 dans Le Petit Niçois : cet officier est décédé, on en est sûr, mais on ne trouve pas son corps. Où est la difficulté ? direz-vous. C’est que la solde du défunt continue à lui être versée. Comme on ne peut pas le déclarer mort, faisons-en un déserteur… Pas très grlorieux pour la mémoire du disparu, mais la solution est économique.

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Parfums de la Côte d’Azur

Le Petit Niçois du mercredi 16 août 1882 dénonce une situation embarrassante :

« Salubrité. – Il existe en avant de l’église du Port, (c’est-à-dire contre la balustrade du nouveau port) une quarantaine de charrettes qui ont été parquées en cet endroit, avec ou sans permission de l’autorité, et sous lesquelles beaucoup de gens, qui n’ont aucun sentiment de la propreté, vont quelquefois en plein jour déposer ce que M. Zola seul ose désigner tout crûment. Par suite, cet endroit est devenu un véritable foyer d’infection.
Si, comme nous l’espérons, un préposé à la salubrité publique va bien se rendre sur les points indiqués, il pourra, de visu, s’assurer qu’il est indispensable d’exiger d’abord le retrait des charrettes qui encombrent la route et ensuite de faire désinfecter à fond l’endroit signalé. »

L’église du Port à Nice, construite entre 1840 et 1853.
Les colonnes de la façade ont été ajoutées en 1893.

 

Mais où sont les artichauts ?

Et la charrette où étaient les artichauts ? Et le cheval qui tirait cette charrette ? Et le paysan qui conduisait l’ensemble ? On a au moins retrouvé celui-ci : il a été écrasé par la charrette qu’il conduisait lui-même. Cet accident peu commun est raconté par Le Petit Niçois du 7 avril 1882.

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Elle se jette du train pour échapper au démon, 1882

Un fait divers étonnant dont Le Petit Niçois du 25 février 1882 offrait le récit à ses lecteurs. Coni est une ville du Piémont, que les Italiens appellent Cuneo. Nombre de ses habitants sont d’ailleurs venus s’installer à Nice tout au long du XIXe siècle.

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Brutalité à Nice en 1881

« Brutalité », ce titre est très vague, c’est aussi celui de l’article que publie Le Petit Niçois du 7 décembre 1881.Pourtant, après la lecture de celui-ci on se prend à se dire qu’il est très approprié si on se réfère au sens originel du mot, tel que Littré le définit :
brutalité : « caractère de la brute ».
brute : « La bête considérée dans ce qu’elle a de plus éloigné de l’homme.  C’est une brute, se dit d’un homme qui n’a ni esprit ni raison. »

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Un attentat anticlérical, Nice 1881

De nos jours militaires de l’opération Sentinelle et policiers sont victimes d’attentats terroristes. À la fin du XIXe siècle ce sont des gens d’Église qui peuvent être l’objet d’agressions ainsi que le relate Le Petit Niçois dans son numéro du 24 novembre 1881. Ce genre d’attentat est probablement facilité par l’atmosphère anticléricale d’alors, qui conduira à la loi de 1905. Curieusement l’article relatant les faits est suivi par un autre qui appelle à une réunion de la Société des libres-penseurs.

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Trois faits divers, Nice 1881

Trois faits divers dans Le Petit Niçois du 18 novembre 1881, trois faits divers qui se suivent dans le journal, mais qui ne se ressemblent pas, justifiant l’adjectif « divers ».

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Xénophobie sélective

Le 14 octobre 1881, Le Petit Niçois reproduit la lettre d’un lecteur qui se plaint du danger que les « Piémontais » feraient courir aux habitants d’un quartier périphérique de Nice :

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Un chien d’attelage

Curieux équipage que celui aperçu dans le centre de Nice à l’automne de 1881 et un lecteur indigné le décrit en écrivant au Petit Niçois, qui reproduit ce courrier dans son numéro du 12 octobre 1881 :

« Un acte barbare. — Un do nos lecteurs nous signale avec indignation dans les lignes qui suivent, un acte sur lequel nous appelons toute l’attention de qui de droit :

Monsieur le rédacteur,

Vous serait-il agréable de donner une place dans les colonnes de votre estimable journal, au fait suivant :
Aujourd’hui, à 11 heures, les passants voyaient, avec une grande surprise, dans l’avenue de la Gare et le boulevard Dubouchage, un attelage des plus excentriques.
C’était un malheureux chien qui, quoique de grosse race, traînait une petite carriole contenant un monsieur et une dame. Ce pauvre quadrupède, déclassé dans ses attributions, faisait le service d’un cheval, il s’en acquittait avec une grande agilité.ee qui annonçait une longue habitude de ce travail, et la voiture qu’il traînait est loin d’être neuve.
Je me pris à penser quo la police de Paris no souffrirait pas, comme à. Nice, un tel équipage, et quelques membres de la Société protectrice des animaux eussent inopinément fait arrêter ce curieux automédon.
À ehacun son rôle dans la vie. Boileau disait : « J’appelle un chat un chat… »
Il faut espérer que nous pourrons dire : « Un chien est un ehien. »
J’invoque la loi Grammont à l’égard de cet animal ; et J’espère qu’il se dira bientôt : « Je ne fais plus un métier de cheval. »
Agréez, etc.
V. »

En fait les attelages canins ne sont pas rares au XIXe siècle et au début du XXe : ils tirent souvent les voitures d’enfants de familles fortunées.

Animaux apprivoisés de Mr Wingfield à Ampthill, 1914.
Gallica-BnF

Un forcené à Nice en 1881

Que faire pour se débarrasser d’un forcené, à une époque où n’existent ni RAID ni GIGN ? Le Phare du Littoral du 22 Septembre 1881 montre comment il a été répondu à cette question dans une rue du Vieux Nice en 1881 :

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