Archives pour la catégorie lieux

Parfums de la Côte d’Azur

Le Petit Niçois du mercredi 16 août 1882 dénonce une situation embarrassante :

« Salubrité. – Il existe en avant de l’église du Port, (c’est-à-dire contre la balustrade du nouveau port) une quarantaine de charrettes qui ont été parquées en cet endroit, avec ou sans permission de l’autorité, et sous lesquelles beaucoup de gens, qui n’ont aucun sentiment de la propreté, vont quelquefois en plein jour déposer ce que M. Zola seul ose désigner tout crûment. Par suite, cet endroit est devenu un véritable foyer d’infection.
Si, comme nous l’espérons, un préposé à la salubrité publique va bien se rendre sur les points indiqués, il pourra, de visu, s’assurer qu’il est indispensable d’exiger d’abord le retrait des charrettes qui encombrent la route et ensuite de faire désinfecter à fond l’endroit signalé. »

L’église du Port à Nice, construite entre 1840 et 1853.
Les colonnes de la façade ont été ajoutées en 1893.

 

Une arrestation mouvementée, Nice 1882

Une scène de western dans la proche campagne de Nice : on serait tenté de sourire si les faits n’étaient pas si graves, tels que les rapporte Le Petit Niçois du mardi 25 juillet 1882.

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Meurtre au lupanar

Assassiner une prostituée n’a rien d’exceptionnel et certains tueurs en série s’en sont même fait une spécialité. Mais on peut s’étonner quand les faits se déroulent au vu et su de tout le monde comme dans cette anecdote peu banale que rapporte Le Petit Niçois du mardi 18 juillet 1882 :

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Jeux interdits

Curieux amusement que celui qu’avait trouvé ce petit Varois et que raconte Le Petit Niçois du 13 juillet 1882. En tout cas la justice l’a pris très au sérieux, ce qui tendrait à démontrer qu’il existait une possibilité de faire dérailler un train de cette façon et que le danger créé était bien réel. Continue la lecture

Violences faites aux femmes, Alpes-Maritimes 1882

Ce blog évoquait récemment un triste fait divers où une femme recevait des coups devant un public approbateur, voir « Scène de bal, Nice 1882 ». Ces violences sont endémiques, comme le montrent deux articles parus le même jour, dimanche 9 juillet 1882, dans Le Petit Niçois. Le premier évoque une tentative de meurtre qui a lieu dans un quartier résidentiel de Nice, le second relate un homicide commis à Cannes.

« Un crime abominable a été commis hier vers 8 heures du soir, dans l’avenue Villermont.
Un homme a donné trois coups de couteau à sa femme, nous ne savons encore pour quel motif.
Cette malheureuse, dont l’état est très grave, a été enlevée difficilement des mains de ce forcené qni voulait l’achever. La victime a été transportée à la pharmacie Guilasci, avenue de la Gare, où elle a reçu les premiers soins, puis à l’hôpital Saint-Roch.
Le coupable a été arrêté et conduit sous bonne escorte en prison. »

« Tuée à coups de battoir. — Une dépêche que nous recevons de Cannes, nous raconte un drame qui vient de se passer dans cette ville :
Le nommé Ferrand, cocher, ancien conducteur des voitures d’Antibes, ayant surpris sa femme en flagrant délit d’adultère, l’a tuée, en l’assommant à coups de battoir, instrument dont se .servent les blanchisseuses.
Après avoir consommé son crime, le coupable s’est rendu de lui-même à la justice ».

On trouve encore des précisions dans le numéro suivant, le 10 juillet, où on apprend notamment que le premier des deux crimes est dû aussi à la jalousie, ce qui en ce temps-là valait des circonstances atténuantes devant les Assises.

« L’attentat de l’avenue Villermont. — L’auteur de l’attentat criminel de l’avenue Villermont, raconté dans notre numéro d’hier, se nomme Ruffi Antoine. C’est un journalier d’origine italienne, âgé de 36 ans, qui venait de Vallauris. C’est avec un poinçon de cordonnier qu’il a porté à sa femme les coups qui lui ont fait à la tête les blessures graves dont nous avons parlé.
La jalousie est le mobile du crime.
On assure que cette femme avait quitté depuis quelque temps le domicile conjugal pour se livrer à la débauche. »

« Le drame de Cannes. — De nouveaux renseignements nous sont donnés au sujet, du drame qui s’est passé à Cannes et que nous racontions hier.
Après l’attentat, la femme Ferrand a été transportée en son domicile où elle fut soignée par le docteur Lange, qui aurait constaté qu’elle avait reçu cinq coups sur la tête et un à l’annulaire de la main gauche. »

Scène de bal, Nice 1882

On a célébré le 8 mars la Journée de la Femme. Quels que soient les injustices et les problèmes qui subsistent, les témoignages ne manquent pas qui permettent de mesurer les progrès accomplis dans l’amélioration de la condition féminine. Ainsi les faits rapportés par Le Petit Niçois du 4 juillet 1882, qui se sont déroulés à Saint-Barthélemy, un des quartiers encore semi-campagnards de Nice où ont vécu mes ancêtres.

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Bandits de grand chemin, Alpes-Maritimes 1882

Dans l’arrière-pays niçois, l’insécurité n’est pas une illusion à la fin du XIXe siècle : en témoigne un article du Petit Niçois qui paraît le 28 juin 1882. La présence de ces bandits et la terreur qu’ils inspirent ne sont pas sans rappeler les Barbets qui occupaient cette région de la Vésubie au temps de la Révolution française.

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Rien ne se perd, Nice 1882

À la fin du XIXe siècle la nature sauvage fait encore sentir sa proximité à Nice, comme le montre une anecdote lue dans Le Petit Niçois du jeudi 08 juin 1882 : Continue la lecture

Tableau de chasse, Nice 1882

Le Petit Niçois du 4 juin 1882 dresse un bilan assez étonnant des premières activités d’une institution nouvelle à Nice, le « ciapacan », nom qui, en niçois, signifie l’« attrape-chien ». De quoi s’agit-il ? Un employé municipal parcourt les rues de la ville et se fait fort d’attraper les chiens errants, qu’il enferme dans la cage montée sur roues qui l’accompagne, tirée par un âne. Que devenaient les chiens par la suite ? À chacun de l’imaginer. Le « ciapacan » circulait encore dans les années 1930 et, d’après le témoignage de vieux Niçois qui s’en souvenaient, l’attelage se signalait de loin par les hurlements effroyables des chiens déjà captifs.

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Misère, Alpes-Maritimes 1882

Trois articles parus dans le même numéro du Petit Niçois lundi 29 mai 1882 qui laissent entrevoir la condition des classes les plus modestes sur une Cote d’Azur hospitalière aux plus riches. Les faits évoqués dans les deux premiers se déroulent à Nice.

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