Archives pour la catégorie lieux

Tableau de chasse, Nice 1882

Le Petit Niçois du 4 juin 1882 dresse un bilan assez étonnant des premières activités d’une institution nouvelle à Nice, le « ciapacan », nom qui, en niçois, signifie l’« attrape-chien ». De quoi s’agit-il ? Un employé municipal parcourt les rues de la ville et se fait fort d’attraper les chiens errants, qu’il enferme dans la cage montée sur roues qui l’accompagne, tirée par un âne. Que devenaient les chiens par la suite ? À chacun de l’imaginer. Le « ciapacan » circulait encore dans les années 1930 et, d’après le témoignage de vieux Niçois qui s’en souvenaient, l’attelage se signalait de loin par les hurlements effroyables des chiens déjà captifs.

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Misère, Alpes-Maritimes 1882

Trois articles parus dans le même numéro du Petit Niçois lundi 29 mai 1882 qui laissent entrevoir la condition des classes les plus modestes sur une Cote d’Azur hospitalière aux plus riches. Les faits évoqués dans les deux premiers se déroulent à Nice.

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Boire ou prier, Alpes-Maritimes 1882

En cette fin du XIXe siècle les anticléricaux combattent de pied ferme et leur lutte aboutira bientôt à la loi de 1905. Mais l’adversaire ne manque pas de rendre des coups, ainsi que le raconte Le Petit Niçois du 21 mai 1882 :

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Accident de pêche, Alpes-Maritimes 1882

Moins répandu que l’accident de chasse, l’accident de pêche existe aussi. Sa survenue ne surprend guère quand la technique est aussi insolite que celle employée par cet amateur de pêche dont Le Petit Niçois du 9 mai 1882 relate l’accident. Celui-ci survient au bord du Var qui est ici le fleuve côtier limite du Comté de Nice, et non le département.

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Accident de chasse, Alpes-Maritimes 1882

Dans ce fait divers que rapporte Le Petit Niçois du 1er mai 1882, on peut s’interroger sur la validité du titre « accident de chasse ». En effet l’accident en question ne se déroule pas pendant la chasse elle-même et il n’a rien à voir avec les pratiques cynégétiques. C’est simplement le fruit malheureux de l’imprudence et de l’inconscience.

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Noyée pour remplir une cruche, Nice 1882

Au XIXe siècle et avant, la noyade est très fréquente parmi les causes de décès accidentels. Plusieurs articles de ce blog ont déjà évoqué ce sujet. Parmi ceux qui concernent Nice, on peut lire les noyés du Var ou bien Mourir à trois ans, 1818. L’accident que raconte Le Petit Niçois du 29 mai 1882 évoque la vie paysanne dans ce qu’elle a de plus simple – on pense à Giono en le lisant. Il s’est pourtant déroulé à quelques centaines de mètres du Nice des touristes et de la richesse, dans une zone qui n’avait pas encore perdu toute sa ruralité et qui se situe à l’extrêmité ouest de la Promenade des Anglais.

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Éboulement, Nice 1882

Les accidents dus à des éboulements sont fréquents. L’un d’eux a déjà fait l’objet d’un article sur ce blog, « Tragique Prévoyance ». Le drame que raconte le Petit Niçois dans son numéro du 19 avril 1882 n’a rien d’original mais il frappe un membre de ma famille, cousin de mon arrière-grand-père.

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Dur d’être policier en 1882

On risque même d’être mordu quand on fait respecter la loi, ainsi que le rapporte Le Petit Niçois du 6 février 1882 :

« Arrestations — Trois filles soumises ont été arrêtées pour appel à la débauche sur la voie publique. L’une d’elles, qui avait occasionné une scène de désordre et un grand rassemblement, sera mise à la disposition de M. le procureur de la République, pour avoir opéré une vive résistance aux agents, qu’elle a frappés et mordus. »

Communiquer en 1882

Alors que notre époque croule sous les mails et les SMS, en 1882 il fallait procéder à la mobilisation des télégraphistes et à l’installation d’une ligne spéciale pour que la reine Victoria puisse communiquer avec son royaume pendant ses séjours récurrents sur la Côe d’Azur, ainsi que le rapporte Le Petit Niçois du 16 mars 1882 : Continue la lecture

Une disparition d’enfant à Nice en 1882

Quand on ne trouve plus un de ses enfants, quoi de plus simple que de mettre une annonce dans le journal ? C’est ce que montre Le Petit Niçois du 15 mars 1882.