Archives pour la catégorie Alpes-Maritimes

Il s’endort en conduisant, Alpes-Maritimes 1884

Le Petit Niçois du mercredi 13 février 1884 rapporte un accident peu banal :

« Accidents. — Un très grave accident s’est produit lundi soir sur la route du Var.
M. Robert, commissaire de police du 4me arrondissement, était prévenu le soir vers 5 heures, par un garde-champêtre, qu’un cadavre gisait au milieu de la route du Var. Le docteur Guillabert, immédiatement mandé, se rendit sur les lieux avec M. Robert pour procéder aux constatations médico-légales.
L’identité du cadavre fut bientôt établie. C’est le nommé Pietro Bona, âgé d’environ 40 ans, sujet italien, au service de M. Honoré Teisseire, fabricant à La Colle, canton de Vence. déplacer
On eut bientôt la preuve que Bona avait été victime d’une imprudence. Quelques instants auparavant il avait été vu sur la route assis sur la charrette qu’il avait l’habitude de conduire. Il se laissait aller à la somnolence. Il s’était sans doute endormi et était tombé de son véhicule. Une des roues lui a passé sur le corps au- dessus des reins, broyé les côtes et la colonne vertébrale.
Le cheval qui traînait la charrette, connaissant parfaitement son chemin, a continué sa marche et il est rentré tout seul à la Colle.
Après les constatations d’usage, le cadavre a été transporté à la Morgue. »

La Colle-sur-Loup

Vol à l’américaine, Alpes-Maritimes 1884

Il s’avère que le « vol à l’américaine » raconté dans cet article du Petit Niçois le 6 janvier 1884 rappelle davantage Rabelais qu’Al Capone : Continue la lecture

Accident de chasse, Grasse 1883

On peut lire dans Le Petit Niçois du 24 décembre 1883 le récit d’une partie de chasse qui est un défi à toutes les règles de prudence :

« GRASSE
Accident de chasse. – Un accident de chasse dont, fort heureusement, les suites ont été des plus anodines, est arrivé jeudi, dans l’après-midi, dans la forêt de M. de Pontevès, au-dessus de Magagnosc, raconte le Commerce. Deux de nos concitoyens allaient faire l’affût du soir aux grives lorsque, arrivés à un point abrupt delà forêt, ils virent dans un buisson s’agiter quelque chose qui leur parut une grive. L’un d’eux tira : qu’on juge de son émotion quand un cri humain répondit à son coup de feu. C’était une femme de Magagnosc, la nommée Honorine Anne, épouse Hugues, que le buisson dissimulait complétement et qui de son côté n’avait pas aperçu les chasseurs. Elle a reçu de profil dans le visage quelques grains de menu plomb qui provoquèrent une hémorragie assez abondante tout en ne faisant que des blessures heureusement insignifiantes. L’auteur involontaire de cet accident aidé de son compagnon aussi ému que lui, s’empressa de prodiguer ses soins à la victime : il la conduisit chez elle, tandis que l’autre chasseur venait en tou¬te hâte à Grasse chercher un médecin. Ainsi que nous l’avons dit, les blessures de la femme Hugues sont sans gravité. »

Magagnosc sur une carte postale de 1924.

Tir manqué, mais suicide réussi, Cannes 1883

Les lecteurs du Petit Niçois ont dû réfléchir à la fatalité en découvrant cet article dans leur journal du 17 décembre 1883 : Continue la lecture

Encore un accident de la route, Roquebrune 1883

Encore un accident de voiture : à qui en revient la faute ? Au cheval, bien sûr, comme peuvent le découvrir les lecteurs du Petit Niçois le mercredi 14 novembre 1883 : Continue la lecture

Débuts automobiles, Alpes-Maritimes 1883

Bien avant que le moteur à explosion ne multiplie les automobiles, des engins à vapeur parcourent les routes, comme on peut le lire dans Le Petit Niçois du 6 juillet 1883 et ne mettent que dix heures pour franchir la vingtaine de kilomètres qui séparent Menton de Sospel :

« Locomotives routières – Le service des fortifications a affecté deux locomotives routières aux travaux des forteresses en cours de construction sur la frontière. L’une de ces machines fonctionne entre Menton Sospel et vice versa, l’autre entre Sospel et le fort Barbonnet.
La locomotive faisant le trajet de Sospel à 1a station dn chemin de fer, y prend des plaques de blindage qn’on charge sur un vagonet [sic] jusqu’à concurrence de 26.000 kilogr. et que remorque la machine à vapeur.
La distance entre Sospel et Menton est franchie à vide en 10 heures et en 12 heures entre Menton et Sospel, les pentes de la route étant extrêmement raides et les lacets nombreux et à très courts rayons. »

On peut voir sur YouTube certains de ces engins circuler, restaurés par des passionnés aux USA :

Mort d’un cheval, Alpes-Maritimes 1883

Dans les nombreux accidents de voiture, les animaux qui servent à la traction sont souvent les victimes, on l’a vu par exemple avec « Un accident de voiture en 1883, Alpes-Maritimes ». Le Petit Niçois du mercredi 22 août 1883 relate encore la triste fin d’un cheval de trait : Continue la lecture

Le trouble-fête est un âne, Alpes-Maritimes 1883

Une scène de rodéo où un brave gendarme maîtrise le trublion qui manque d’empêcher un bal populaire dans un petit village montagnard au-dessus de Nice, c’est ce que raconte un article paru le 20 août 1883 dans le Petit Niçois : Continue la lecture

Un accident de voiture en 1883, Alpes-Maritimes

Le 31 juillet 1883, les lecteurs du Petit Niçois peuvent lire le récit d’un accident qu’on aurait certainement pu éviter :

« Un grave accident est arrivé hier sur la route de Nice à Monaco.
M. Charles Kellermann et Mme C. A. avaient pris à Monaco la voiture n° 43 pour venir à Nice. Arrivés près de la gare de la Turbie, ils rencontrèrent une autre voiture qui suivait la même direction. Comme cela arrive trop souvent, les deux conducteurs cherchaient à se dépasser et une sorte de course s’engagea. Ce jeu devait avoir une triste issue !
Les chevaux de la voiture où se trouvaient M: Kellermann et Mme C. A. s’emballèrent et vinrent se jeter sur le parapet du pont Saint-Laurent.
Un des chevaux fut précipité au fond de l’escarpement ; il s’est tué sur le coup. L’autre cheval a été retenu par le parapet, mais le choc a été si violent qu’il a une épaule enfoncée.
Le cocher a été blessé assez gravement à la jambe. Quant aux deux voyageurs, ils en ont été quittes pour la peur. La voiture est en pièces.
Ce que nous ne devons pas passer sous silence, c’est la conduite blâmable du conducteur de l’autre voiture, lequel a continué sa route vers Nice, sans donner aucun secours aux malheureuses victimes de cet accident. M. Kellermann et sa compagne ont dû regagner Monaco à pied. »

La Turbie sur une carte postale ancienne.

Deux morts ordinaires, Alpes-Maritimes 1883

Deux morts sans lien aucun, mais dont le rapprochement fortuit dans deux articles contigus du Petit Niçois paru le 13 avril 1883 invite à s’interroger sur ce qu’a pu être l’existence de certains êtres, bien loin des images de luxe tranquille attachées à la Côte d’Azur : Continue la lecture