Archives pour la catégorie Alpes-Maritimes

Pénurie, Alpes-Maritimes 1885

On nous annonce de possibles pénuries d’électricité l’hiver prochain. Au XIXe siècle sévissent déjà des pénuries, bien plus modestes certes, mais tout aussi pénibles, comme le raconte Le Petit Niçois du 4 juin 1885 :

«                       SOSPEL
On nous écrit de Sospel :
Un fait singulier est arrivé à Sospel.
Il y a quelques jours, on a fait le tour de la ville et on est resté plus de 3 heures sans pouvoir trouver des allumettes.
Débitants de tabacs, épiciers, tout le monde en était dépourvu.
Ce fait a eu ses conséquences : Bichette est morte parce que faute d’allumettes on n’a pu lui faire à temps l’infusion qui pouvait la sauver.
Pauvre chienne, va ! »

Des sauveteurs pas très malins, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 29 mai 1885 raconte l’ingénieuse tentative de sauvetage d’un malheureux en train de se noyer :

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Trois suicides, Alpes-Maritimes 1885

Avec plus de 5000 suicides annuels, la France des années 1880 connaît pour ce triste phénomène un taux de fréquence tout à fait comparable aux 9000 suicides annuels de la France contemporaine. Mais, alors que les médias actuels font à peine allusion quand un train est retardé parce qu’il a écrasé un malheureux, les quotidiens de la fin du XIXe siècle détaillent chaque suicide avec un luxe de détails. Le Petit Niçois du 22 mai 1885 raconte ainsi par le menu comment trois de ces tragédies se sont déroulées :

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Deux drames à Villefranche, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 21 mai 1885 propose à ses lecteurs deux articles qui ont pour point commun de concerner Villefranche-sur-Mer. Leur répartition dans le journal amène une réflexion sur la perception du fait divers : le premier, qui rapporte un horrible accident, est placé dans la  » Chronique locale », alors que l’autre, proche du vaudeville, va dans la  » Chronique régionale ».

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Deux noyés, Alpes-Martimes 1885

Le nom d’Isola évoque aujourd’hui une station de ski fameuse, mais c’est d’abord un très ancien village dans la vallée de la Tinée, qui a subi à différentes époques les mêmes crues qu’on a vues récemment dans celle de la Vésubie voisine. Le 19 mai 1885 Le Petit Niçois rapporte un mince fait divers qui est une tragédie pour deux familles de Saint-Etienne, une bourgade en amont d’Isola. Mais l’important est ici la naïveté avec laquelle le journaliste dévoile les ficelles de son travail car il écrit de seconde main et avoue lui-même qu’il rapporte ce que lui a communiqué un correspondant d’Isola :

                                                « ISOLA
On nous écrit d’Isola :
Un bien triste accident a mis en émoi la population de St-Etienne. Deux garçons de 15 à 16 ans, fils uniques de deux malheureuses familles, sont tombés dans la Tinée et emportés par le courant à 4 kilomètres environ du lieu du sinistre.
Le soir de l’accident, leurs familles ne les voyant pas rentrer et ne sachant ce qu’ils étaient devenus, les cherchèrent chez les parents, amis et voisins ; mais elles furent bientôt obligées de rentrer chez elles et d’attendre le jour.
Enfin, on découvrit leurs cadavres rejetés par la rivière.
On ignore comment cet accident est arrivé. On suppose que, tout en s’amusant, tes victimes ont voulu traverser une passerelle improvisée et que pris de vertiges ils se sont entraînés l’un l’autre dans la rivière. »

La Tinée en aval d’Isola.

 

Vol de troupeau, Alpes-Maritimes 1885

Dans Le Petit Niçois du 23 avril 1885, on peut lire le récit d’un vol qui évoquerait peut-être l’univers de Virgile ou celui de Jean Giono. Mais les bergers qu’on rencontre chez ces deux écrivains étaient honnêtes…

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Profanation de cimetière en 1885, Villefranche-sur-Mer

Saccager des tombes se fait depuis longtemps, comme en atteste cet article du Petit Niçois qui, le 20 mars 1885, relate des faits survenus dans le cimetière de Villefranche-sur-Mer. On ne s’interrogera pas plus que le journaliste sur les causes du méfait, mais, comme d’habitude ce doit être la rage de s’en prendre aux défunts faute de ne pouvoir le faire aux vivants.

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Folle par amour, Alpes-Maritimes 1885

On peut lire dans Le Petit Niçois du 17 mars 1885 un bien triste fait divers qui illustre à nouveau la facilité avec laquelle on pratique en ce temps-là l’enfermement psychiatrique :

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Épizooties et épiphyties dans les Alpes-Maritimes en 1885

Après l’épidémie de choléra de 1884, on doit se soucier des maladies épidémiques qui touchent les animaux, ainsi que l’indiquent deux articles parus dans Le Petit Niçois du 10 mars 1885, sans oublier les ravages que cause aux vignes le phylloxéra :

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Assassiné sur sa demande, Alpes-Maritimes 1885

Réserver les petits plombs pour la chasse à l’étourneau et préférer la chevrotine si l’on a quelqu’un à tuer, telle pourrait être la conclusion de cet étonnant article paru le 3 mars 1885 dans Le Petit Niçois :

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