Archives pour la catégorie Alpes-Maritimes

Encore un accident de la route, Roquebrune 1883

Encore un accident de voiture : à qui en revient la faute ? Au cheval, bien sûr, comme peuvent le découvrir les lecteurs du Petit Niçois le mercredi 14 novembre 1883 : Continue la lecture

Débuts automobiles, Alpes-Maritimes 1883

Bien avant que le moteur à explosion ne multiplie les automobiles, des engins à vapeur parcourent les routes, comme on peut le lire dans Le Petit Niçois du 6 juillet 1883 et ne mettent que dix heures pour franchir la vingtaine de kilomètres qui séparent Menton de Sospel :

« Locomotives routières – Le service des fortifications a affecté deux locomotives routières aux travaux des forteresses en cours de construction sur la frontière. L’une de ces machines fonctionne entre Menton Sospel et vice versa, l’autre entre Sospel et le fort Barbonnet.
La locomotive faisant le trajet de Sospel à 1a station dn chemin de fer, y prend des plaques de blindage qn’on charge sur un vagonet [sic] jusqu’à concurrence de 26.000 kilogr. et que remorque la machine à vapeur.
La distance entre Sospel et Menton est franchie à vide en 10 heures et en 12 heures entre Menton et Sospel, les pentes de la route étant extrêmement raides et les lacets nombreux et à très courts rayons. »

On peut voir sur YouTube certains de ces engins circuler, restaurés par des passionnés aux USA :

Mort d’un cheval, Alpes-Maritimes 1883

Dans les nombreux accidents de voiture, les animaux qui servent à la traction sont souvent les victimes, on l’a vu par exemple avec « Un accident de voiture en 1883, Alpes-Maritimes ». Le Petit Niçois du mercredi 22 août 1883 relate encore la triste fin d’un cheval de trait : Continue la lecture

Le trouble-fête est un âne, Alpes-Maritimes 1883

Une scène de rodéo où un brave gendarme maîtrise le trublion qui manque d’empêcher un bal populaire dans un petit village montagnard au-dessus de Nice, c’est ce que raconte un article paru le 20 août 1883 dans le Petit Niçois : Continue la lecture

Un accident de voiture en 1883, Alpes-Maritimes

Le 31 juillet 1883, les lecteurs du Petit Niçois peuvent lire le récit d’un accident qu’on aurait certainement pu éviter :

« Un grave accident est arrivé hier sur la route de Nice à Monaco.
M. Charles Kellermann et Mme C. A. avaient pris à Monaco la voiture n° 43 pour venir à Nice. Arrivés près de la gare de la Turbie, ils rencontrèrent une autre voiture qui suivait la même direction. Comme cela arrive trop souvent, les deux conducteurs cherchaient à se dépasser et une sorte de course s’engagea. Ce jeu devait avoir une triste issue !
Les chevaux de la voiture où se trouvaient M: Kellermann et Mme C. A. s’emballèrent et vinrent se jeter sur le parapet du pont Saint-Laurent.
Un des chevaux fut précipité au fond de l’escarpement ; il s’est tué sur le coup. L’autre cheval a été retenu par le parapet, mais le choc a été si violent qu’il a une épaule enfoncée.
Le cocher a été blessé assez gravement à la jambe. Quant aux deux voyageurs, ils en ont été quittes pour la peur. La voiture est en pièces.
Ce que nous ne devons pas passer sous silence, c’est la conduite blâmable du conducteur de l’autre voiture, lequel a continué sa route vers Nice, sans donner aucun secours aux malheureuses victimes de cet accident. M. Kellermann et sa compagne ont dû regagner Monaco à pied. »

La Turbie sur une carte postale ancienne.

Deux morts ordinaires, Alpes-Maritimes 1883

Deux morts sans lien aucun, mais dont le rapprochement fortuit dans deux articles contigus du Petit Niçois paru le 13 avril 1883 invite à s’interroger sur ce qu’a pu être l’existence de certains êtres, bien loin des images de luxe tranquille attachées à la Côte d’Azur : Continue la lecture

La marmite qui tue, Alpes-Maritimes 1883

Le Petit Niçois du 12 avril 1883 rend compte des séances de la cour d’assises et le fait divers qui occupe l’une d’entre elles n’est pas sans rappeler à nouveau les romans naturalistes de l’époque dont on retrouve bien des éléments : l’ivrognerie du mari, la mésentente conjugale, la singularité de l’épouse, l’implication des enfants dans les drames des adultes et une violence qu’on ne contrôle plus. L’histoire se déroule à une vingtaine de kilomètres de Nice, dans un village qui compte alors un peu plus de 300 habitants : Continue la lecture

Tué par une chèvre, Alpes-Maritimes 1883

Tragique et insolite à la fois, la mort de ce jeune ouvrier sur un chantier au pied des montagnes dans les Alpes-Maritimes, telle que la raconte le Petit Niçois du 13 février 1883 : Continue la lecture

Conserver le gibier en 1881

C’est la saison de la chasse et quand le chasseur a bien rempli sa gibecière un problème se pose à lui : de quelle façon conserver le gibier ? On est en 1881 ; heureusement le Petit Niçois du 17 octobre donne des conseils avisés sur la question :

« Pour conserver le gibier. — Plusieurs moyens sont préconisés pour conserver le gibier, voici les principaux :
On recommande d’introduire des morceaux de charbons.de bois dans l’abdomen du gibier à ia place des intestins ; quoique le charbon soit un désinfectant nous doutons qu’il soit efficace pour ce cas.
En enveloppant le gibier, dans des plantes fraîches, des orties de l’herbe on empêche l’accès de la température extérieure et on retarde sa décomposition.
Voici un procédé beaucoup meilleur :
On place simplement les pièces à. conserver, lièvres, lapins, perdrix, cailles, etc., dans un tonneau rempli d’avoine, de blé, d’orge ou de millet en ayant soin que les pièces ne se touchent pas et qu’elles soient éloignées des bords et du fond du tonneau.
On peut ainsi dans un moment de chasse abondante conserver des provisions pour les jours de malchance. »

Bon appétit !

Scène de retour de chasse dans les Maures vers 1900
photographiée par Luce, Archives Départementales des Alpes-Maritimes.

Dévouement d’une servante, Cannes 1883

Les domestiques, plus nombreux que les ouvriers, constituent au XIXe siècle un innombrable prolétariat dont les romanciers – Flaubert, les Goncourt, Maupassant – ont souvent raconté le destin. Mais il arrive aussi que les faits divers aillent plus loin que l’imagination des écrivains, comme on peut le lire dans cet article du Petit Niçois paru lundi 12 février 1883 : Continue la lecture