Archives pour la catégorie Alpes-Maritimes

Sentiment d’insécurité dans les Alpes-Maritimes en 1886

Le Petit Niçois du 11 juillet 1886 publie un long article qui est en fait le courrier d’un lecteur habitant un village dans la montagne des Alpes-Maritimes, d’ailleurs le plus élevé du département, à 1500 m d’altitude. Sa lettre reflète l’état d’esprit qui règne dans cette zone relativement isolée et la peur panique des rôdeurs que l’imaginaire collectif transforme volontiers en bandits de grand chemin. Le seul délit constaté est un vol de pain, ce qui témoigne de la misère où vivent ces vagabonds.

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La morte est-elle vivante ? Antibes 1886

La peur d’être enterré vivant est une phobie bien attestée au XIXe siècle. En témoigne un article du Petit Niçois paru le 1er juin 1886 : Continue la lecture

Un âne enragé à Menton en 1886

L’accident se déroule à Menton et il est relaté dans Le Petit Niçois du 14 avril 1886, alors que Pasteur vient de mettre au point en 1885 son vaccin contre la rage. On redoute cette maladie, transmise en général par les chiens, voir les articles « Deux enragés, Nice 1883 » ou bien « Un chien abattu de dix-sept coups de fusil, 1882 ». Mais ici c’est un âne qui est le vecteur du mal et les victimes de ses morsures sont expédiées chez le savant qu’on qualifie de docteur bien que, comme on le sait, Pasteur ne fût pas médecin. La fin de l’article montre qu’on est déjà sensible aux retombées de l’événement sur le tourisme.

« Notre ville vient d’envoyer deux nouveaux pensionnaires au docteur Pasteur.
Il y a quelque temps la nommée V… remarquait que son âne paraissait malade ; néanmoins elle continuait à s’en servir.
L’ayant, un matin, conduit chez un maréchal-ferrant pour lui faire poser un fer, l’âne s’élança sur sa propriétaire, la mordit et, s’étant retourné, mordit aussi le forgeron au bras.
On pansa les blessures, sans attacher autre importance à ce fait. Mais, dans la suite, voyant que cette bête dépérissait chaque jour davantage et ne voulait pas boire, on appela le vétérinaire qui fit illico abattre l’animal, l’ayant reconnu enragé.
L’autopsie confirmant les premiers doutes, les victimes viennent de partir pour Paris se rendant au laboratoire de la rue d’Ulm.
Cet accident a notablement ralenti l’ardeur cavalcadeuse de nos étrangers, notamment des Anglais, que l’on rencontrait toujours en caravane à ânes sur nos routes et nos montagnes. »

L’habit ne fait pas le prêtre, Grasse 1886

À la fin du XIXe siècle la Côte d’Azur est une terre d’élection pour les escrocs de tout genre. Celui que montre un article du Petit Niçois le 22 mars 1886 profite de la confiance qu’inspirent les ecclésiastiques. Mais on pourrait se demander justement si la façon dont le journal insiste sur cette confiance naïve ne relève pas de l’anticléricalisme, qui est inhérent à ce quotidien d’obédience radicale :

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Méprise d’un chasseur, Alpes-Maritimes 1886

Ce qui arrive quand un chasseur prend un chapeau pour un oiseau, c’est ce qu’on peut lire dans Le Petit Niçois du mercredi 10 mars 1886 :

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Un charivari dans les Alpes-Maritimes en 1886

« Concert ridicule, bruyant et tumultueux de poêles, de chaudrons, de sifflets, de huées, etc. qu’on donne en certaines localités aux femmes veuves et âgées et aux veufs qui se remarient [..] » Telle est la définition que Littré donne du charivari. À la fin du XIXe siècle cette coutume sévit encore et on l’a déjà évoquée dans un article, « Un charivari qui tourne mal, Nice 1884 ». Mais à la différence de ce dernier cas, dans les incidents que relate Le Petit Niçois du 1er mars 1886, les mariés ont à peu près le même âge :

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Tragédies à Lucéram, Alpes-Maritimes 1886

À moins de 30 km de Nice et de la Côte d’Azur, peuvent se dérouler des drames liés aux dangers du mauvais temps en montagne, comme le rapportent deux articles parus le 27 janvier 1886 dans Le Petit Niçois :

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Un ancien de Waterloo

Peymeinade est un village du pays de Grasse qui, en 1886, compte 515 habitants. Le 25 janvier de cette année-là on y porte en terre deux vieillards presque centenaires dont le mari a combattu à Waterloo, comme le relate un article paru dans Le Petit Niçois du 26 janvier 1886 :

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Les figues empoisonnées

Le 7 janvier 1886 on peut lire dans Le Petit Niçois le récit d’une curieuse tentative d’assassinat qui a lieu dans un des hameaux de Breil-sur-Roya, Alpes-Maritimes :

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Épaves en Méditerranée, 1885

La Méditerranée peut être très belle certes, mais il arrive aussi qu’elle charrie de bien horribles reliques ainsi que le rapporte Le Petit Niçois du 21 septembre 1885 :

« Épaves. – L’autre jour, les marins montant le vaisseau le Suffren ont aperçu un cadavre flottant dans les eaux du Golfe-Juan. L’amiral commandant la flotte a fait recueillir ce corps, qui a été amené à terre enveloppé dans une toile.
Les constatations légales ont été faites par M. le docteur Raymond, accompagné des commissaires de police d’Antibes et de Vallauris.
Tout d’abord on croyait à une victime de la Ville-de-Malaga, mais il a été reconnu que la mort remontait à environ trois mois.
Il y a trois jours, un bœuf, provenant de ce naufrage est venu échouer à Juan-les-Pins ; la municipalité d’Antibes l’a fait brûler immédiatement, à l’aide de pétrole et de fagots de bois. »

Le Ville-de-Malaga est un bateau à vapeur qui a fait naufrage entre Gênes et Nice le 7 septembre 1885. Une cinquantaine de personnes ont été victimes de la catastrophe, ainsi que 110 bœufs que le navire emportait dans ses cales. On soupçonne le mauvais arrimage de ces animaux d’être la cause du naufrage.