Archives pour la catégorie Alsace

Choléra à Pfaffenheim en 1855

La recherche généalogique permet parfois de saisir des phénomènes démographiques, le plus évident étant la mortalité infantile sous l’Ancien Régime. Mais il arrive qu’on rencontre des événements plus ponctuels. Ainsi en parcourant les actes de décès établis à Pfaffenheim, un village viticole du Haut-Rhin, on est surpris par le très grand nombre de morts enregistrées en 1855. Continue la lecture

Des tables décennales illustrées

Il arrive, mais c’est rare, qu’on trouve des dessins dans les registres paroissiaux, œuvre d’un prêtre qui voulait orner ses austères cahiers d’un brin de fantaisie, voir par exemple l’article « le document du mois, un registre illustré, 1689″. Mais le cas semble être beaucoup plus rare avec l’état-civil, qui semble soumis à la rigueur administrative. On trouve pourtant des dessins dans les tables décennales de Meyenheim (Haut-Rhin) qui couvrent les naissances de la période 1813-1822. Continue la lecture

Mourir au Ban de la Roche en 1676

Je continue la lecture des actes de sépulture de la paroisse protestante de Rothau vers la fin du XVIIe siècle, entreprise dans un précédent article. Ces actes ont le mérite d’être très détaillés et de révéler un peu la vie de ce petit pays qu’était le Ban de la Roche où catholiques, protestants et anabaptistes vivaient en paix, s’entraidant quand un incendie éclatait – c’était dans leur loi – ou quand de courageux militaires venaient les piller. Continue la lecture

Mourir au Ban de la Roche en 1675

Une demi-douzaine de villages en Alsace centrale, dans le Bas-Rhin, tout près de l’actuel département des Vosges, composent le Ban de la Roche, ainsi nommé à cause du château de la Roche détruit au XVIe siècle. Cette mini-région se signale par l’hétérogénéité de sa population : aux autochtones germanophones sont venus se joindre des Lorrains qui parlent un dialecte français et, vers la fin du XVIIe siècle, des Suisses, chassés du canton de Berne parce qu’ils sont anabaptistes, s’installent comme fermiers sur les hauteurs environnantes. Tous ces gens sont parmi mes ancêtres, ce qui m’a amené à découvrir les registres de la paroisse protestante de Rothau, qui desservait les autres villages de l’endroit. Les actes de décès en particulier sont plus détaillés que les actes catholiques et je me propose d’en livrer la transcription de quelques années. Ils sont en français et, chose rare, le pasteur écrivait de façon lisible. Continue la lecture

#généathème : Joseph Bühler, un destin alsacien

Je vais tricher un peu avec un des généathèmes proposés ce mois-ci, qui est de rédiger la biographie d’un ancêtre. En effet le personnage que j’ai choisi n’est pas mon ancêtre mais celui d’un oncle à la mode de Bretagne par alliance, pour le compte duquel j’effectue quelques recherches généalogiques à titre amical. Venons-en aux faits et remontons en 1877. Continue la lecture

Mourir en Crimée

Dans un article magistral, « Enquête sur les soldats disparus du Premier Empire », Elise vient de poser la question de la déclaration de décès des soldats victimes des guerres, que nous avons évoquée aussi avec « La mort d’un soldat de la Grande Armée ». On peut ajouter au dossier cet acte de décès trouvé dans les registres de Soultzmatt, une bourgade du Haut-Rhin et qui évoque la guerre de Crimée où des Français et des Britanniques sont allés mourir pour défendre l’empire ottoman. Continue la lecture

Qui sait si nous nous reverrons ?

Une vieille photo qui représente trois soldats et, devant eux, un écriteau qui porte une inscription assez singulière : « Wer weiss ob wir uns wiedersehen ~ Weltkrieg 1914-16 », « Qui sait si nous nous reverrons ~ Guerre mondiale 1914-16 » . Continue la lecture

Une descendance nombreuse

Un acte de sépulture qui donne en même temps des détails sur la biographie du défunt, chose assez rare ; c’est le cas de celui-ci, établi en 1778 dans la paroisse protestante de Waldersbach, aujourd’hui dans le Bas-Rhin, dont dépendait le village de Belmont, par le plus célèbre des pasteurs alsaciens. Continue la lecture

#ChallengeAZ 2015 W comme Wagner

Qu’on se rassure, je ne vais pas parler de ce musicien saxon qui nous a laissé des opéras aux grâces et à la légèreté de semi-remorque, mais de mon Sosa 945, autrement dit ma septième arrière-grand-mère, qui s’appelait Anne Wagner. Si on devait traduire ce patronyme, cela donnerait Charron ou Carron. À vrai dire on n’a que très peu d’éléments sur elle, tout juste un acte de mariage établi dans la paroisse protestante de Rothau, qui appartient aujourd’hui au Bas-Rhin : le 10 juin 1679 elle épouse un certain Nicolas Banzet natif de Solbach à quelques kilomètres de là, qui est nommé Colas Louz dans l’acte où on lui donne le patronyme de son beau-père. Le document, qui est en français, dit qu’elle est « de Oberrotweil en Breisgau » ; elle vient donc du Pays de Bade, sur l’autre rive du Rhin, exactement du Kaiserstuhl, un minuscule massif volcanique qui est presque au bord du Rhin. Pourquoi est-elle venue en Alsace ? Encore un mystère lié à la généalogie.

AM Banzet Nicolas x Wagner Anne 1679 Rothau

#ChallengeAZ 2015 V comme Vache encombrante

Dans le quotidien Le XIXe siècle du 22 août 1895 on pouvait lire l’article suivant, où est évoqué le village de Ballersdorf, dans le sud du Haut-Rhin, où mon épouse a quelques ancêtres :
« Une vache encombrante. — Le train de Belfort a éprouvé un retard considérable par suite d’une curieuse circonstance. Une vache s’était mise à galoper sur la voie devant la machine, au sortir de la gare d’Altkirch. Comme la vache s’obstinait à rester entre les rails on stoppa et le personnel essaya de chasser l’animal de la voie. Il ne put y parvenir et le galop recommença.  Ce n’est qu’à Ballersdorf, après un retard d’une heure, qu’on parvint à débarrasser la voie de cet obstacle mouvant. »
À demain pour la Chevauchée des Vaches qui rient.