Archives pour la catégorie Bade-Wurtemberg

Un kourgane au Pays de Bade

Dans la partie ouest du Pays de Bade, au-delà de la chaîne de la Forêt-Noire, il est possible de voir le plus grand tumulus funéraire d’Europe centrale, une de ces collines artificielles qui recouvrent des tombes princières et qui doivent ce nom russe de kourgane à leur fréquence dans les plaines au nord de la mer Caspienne et de la mer Noire. Continue la lecture

Les thermes romains de Badenweiler

Badenweiler est une petite ville thermale du Markgräflerland dans le Pays de Bade, située sur les premiers contreforts du massif de la Forêt-Noire. Elle s’honore de deux faits : d’être la ville qui compte le plus de jours d’ensoleillement en Allemagne et d’avoir vu mourir Anton Tchekhov, l’écrivain russe à qui est consacré un petit musée. Elle possède aussi des ruines antiques : c’est en 1784 que le marquis Karl Friedrich von Baden exhume les vestiges des thermes romains ; ceux-ci ont été insérés dans les années 1990 à l’intérieur d’une structure qui les protège des intempéries. Ces thermes ont été construits vers 75 après J.-C. sur l’emplacement d’une source d’eau chaude qui alimente toujours établissement thermal actuel, les « Cassiopea Thermen », à quelques mètres des ruines romaines. Continue la lecture

Un musée de la maison paysanne au Pays de Bade

Aimer la généalogie, ce n’est pas seulement s’abîmer les yeux sur des registres mal écrits ; c’est aussi savoir rêver sur les lieux où nos ancêtres ont vécu, ou du moins qui ressemblent à ceux où ils ont vécu. Assurément et sauf exception, ce n’est pas devant les châteaux qu’on pourra cultiver cette impression, et encore moins dans les cathédrales. Par contre de rares demeures paysannes très anciennes peuvent encore rappeler la vie de nos lointains aïeux. Continue la lecture

Le Ringwall du Brennten Buck

Dans un article précédent on a défini ce que les archéologues allemands appellent Ringwall : une de ces « enceintes circulaires », que les Romains appelaient des oppida et qui se comptent par centaines dans l’Allemagne du sud, laissées par les Celtes de l’époque de la Tène. Du fait de leur mode de construction, ces remparts qui entouraient des citadelles sur les hauteurs se sont effondrés et réduits à quelques tas de pierres. Continue la lecture

Grüneck, la tour oubliée

Des ruines en pleine forêt, à peine discernables dans la végétation, et dont le principal attrait est justement le caractère sauvage, loin de toute habitation.
L’histoire enseigne que les vestiges de cette tour isolée, qui est à une altitude de 704 m, sont ceux d’une forteresse du premier moyen âge construite au Xème ou au XIème siècle, en tout cas mentionnée avant 1152, détruite en 1272 dans une guerre qui opposa le comte Rodolphe de Habsbourg à l’évêque de Bâle Henri de Neuenburg. Continue la lecture

Mégalithes du Pays de Bade

Quelques « grandes pierres » que le néolithique a laissées dans l’extrême sud de l’Allemagne, là où le Rhin la sépare de la Suisse. Continue la lecture

Un oppidum dans la Forêt-Noire

Les cartes routières réservent souvent de belles surprises : par exemple quand sur la carte Michelin du Haut-Rhin, qui offre en prime un petit morceau d’Allemagne, j’ai lu le mot Ringwall. Continue la lecture

Un nemeton dans la Forêt-Noire

Ce n’est pas seulement dans les papiers qu’on peut sentir la présence des ancêtres, c’est aussi dans le sol quand ils ont laissé des traces d’eux-mêmes. Cette expérience a été la mienne quand je suis tombé sur des vestiges celtiques au hasard d’une promenade dans la Forêt-Noire. Continue la lecture

Massacre dans la Forêt-Noire en 1540

Le principe de ce blogue est de collecter mentions insolites et faits divers qui ont composé le fond sur lequel vivaient mes ancêtres. Je limite donc cette collecte aux provinces où ils ont vécu, d’où la présence fréquente du Languedoc et de Nice. Mais j’ai aussi une ascendance nombreuse dans le Pays de Bade, où au cours d’une promenade en forêt j’ai curieusement rencontré la commémoration d’un horrible meurtre survenu il y a plusieurs siècles. Continue la lecture

#ChallengeAZ 2015 W comme Wagner

Qu’on se rassure, je ne vais pas parler de ce musicien saxon qui nous a laissé des opéras aux grâces et à la légèreté de semi-remorque, mais de mon Sosa 945, autrement dit ma septième arrière-grand-mère, qui s’appelait Anne Wagner. Si on devait traduire ce patronyme, cela donnerait Charron ou Carron. À vrai dire on n’a que très peu d’éléments sur elle, tout juste un acte de mariage établi dans la paroisse protestante de Rothau, qui appartient aujourd’hui au Bas-Rhin : le 10 juin 1679 elle épouse un certain Nicolas Banzet natif de Solbach à quelques kilomètres de là, qui est nommé Colas Louz dans l’acte où on lui donne le patronyme de son beau-père. Le document, qui est en français, dit qu’elle est « de Oberrotweil en Breisgau » ; elle vient donc du Pays de Bade, sur l’autre rive du Rhin, exactement du Kaiserstuhl, un minuscule massif volcanique qui est presque au bord du Rhin. Pourquoi est-elle venue en Alsace ? Encore un mystère lié à la généalogie.

AM Banzet Nicolas x Wagner Anne 1679 Rothau