Archives pour la catégorie Sète

Fortunes de mer en 1772

Le correspondant à Sète des Annonces, Affiches et Avis divers de Montpellier rapporte dans le numéro du 20 janvier 1772 quelques événements tragiques qui rappellent combien était précaire et dangereuse la vie des gens de mer : Continue la lecture

Des Bretons à Sète en 1772

Cet article servira de pendant au précédent qui évoquait « Des Turcs à Sète en 1787 ». Il reproduit l’aventure survenue à de malheureux pêcheurs bretons, telle que la relatent les Annonces, Affiches et Avis divers de Montpellier dans leur numéro du 3 février 1772 :

Titre

« Le capitaine Robert Bourron, qui vient de Nantes, a emmené avec lui trois pêcheurs des côtes de Bretagne, que le mauvais temps avait jetés au large : ils étaient dans leurs bateaux prêts à être submergés. Ce capitaine a essuyé bien des tempêtes dans sa traversée ; il a été démâté de son mât de misaine et de son beaupré dans le golfe de Valence, et a presque touché au moment critique d’abandonner son navire. »

Des côtes de Bretagne jusqu’à celles du Languedoc, en faisant le tour de la péninsule ibérique, un bien beau périple dont ces pêcheurs se seraient sans doute passés ! Mais ce capitaine devait aller à Sète et il y est allé, malgré les tempêtes et lui aussi a failli y laisser son navire. Les Bretons ont dû attendre qu’un bateau appareille vers la Bretagne pour retourner chez eux.

Pêcheurs

Des Turcs à Sète en 1787

On a déjà évoqué les Barbaresques sur ce blogue, ces pirates maghrébins qui semaient la terreur en Méditerranée, dans l’article « Baptême d’un musulman en 1638 ». Mais un siècle et demi après, la situation semble avoir évolué, puisque dans son numéro du samedi 25 août 1787, le Journal de la Généralité de Montpellier évoque sous la plume de son correspondant à Sète la façon dont un de leurs vaisseaux est accueilli dans ce port. Continue la lecture

Grève des tonneliers à Sète en 1786

La grève évoquée dans le titre a eu lieu en 1786, malheureusement le Journal de la Généralité de Montpellier n’est pas disponible pour cette année-là et c’est le numéro de l’hebdomadaire daté du 15 septembre 1787 qui évoque l’affaire et ses suites dans la rubrique « Nouvelles de la province » où s’exprime le correspondant local de Sète : Continue la lecture

Mourir jeune à Sète en 1715

Deux actes de sépulture qui se suivent dans les registres de la paroisse Saint-Louis de Sète et ne contiennent rien d’insolite, mais qui invitent cependant à réfléchir sur la société où ces décès sont survenus : Continue la lecture

Galères à Sète

Deux actes de décès établis à presque vingt ans de distance témoignent de la présence au moins passagère de galères à Sète. Leur port d’attache était Marseille et, très vraisemblablement, elles mouillaient à Sète pour protéger pêcheurs et marins sétois des attaques des Barbaresques, car leur vitesse et leur maniabilité les rendaient redoutables dans ce genre de lutte. Continue la lecture

Bergers à Sète

Fondée en 1666 entre la Méditerranée et l’étang de Thau, Sète tire son existence de la pêche et du commerce maritime. Néanmoins il y subsiste une activité agricole et pastorale qui va durer pendant tout le XVIIIème siècle ainsi qu’en témoignent les registres de la paroisse Saint-Joseph, la plus ancienne de la cité. Continue la lecture

Alerte aux Camisards

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Sète pour les années 1677 à 1721 contiennent un texte curieux, qui n’est pas un acte : Continue la lecture

#généathème : une ancêtre, Civique Abeille Tinel

En cette Journée des Femmes 2015, j’ai choisi d’évoquer une de mes aïeules qui est mon Sosa 65 ou, pour faire simple, l’arrière-grand-mère de mon arrière-grand-père. Continue la lecture

Épidémie chez les enfants de Sète en 1683

Sous l’Ancien Régime la mortalité infantile atteint des pourcentages effroyables : un enfant sur deux n’atteint pas l’âge de dix ans. Cette mort de l’enfant est si banale qu’il est rare d’en trouver la cause précise. Cependant un acte de sépulture établi à Sète en 1683 déclare exceptionnellement pourquoi des enfants sont morts.

« L’an de grâce 1683 les enfants de
Vincent, de Flavien et de la
fille de Pierre Long
ont été ensevelis dans le cimetière
de la paroisse de Sain-Louis
morts de la petite rougeole en foi de
ce ai signé »

Dans sa brièveté cet acte appelle quelques remarques, surtout sur ses lacunes : le vicaire Bousquet, dont on reconnaît la belle écriture n’a pas précisé le jour et le mois des obsèques. Il n’a pas noté non plus les prénoms des enfants ; ce sont ceux des parents qui tiennent lieu d’identité ; ne figure pas plus dans l’acte l’âge des petits défunts. Au fait, combien étaient-ils ? Ce n’est pas écrit ; trois au moins, mais rien n’indique qu’ils n’aient pas été plus nombreux.

Par contre la cause de ces décès est nommée : c’est la petite rougeole.

Le caractère contagieux de cette maladie infantile est déjà connu en cette fin du XVIIe siècle et le Dictionnaire de l’Académie française la définit ainsi en 1694 : “Sorte de maladie épidémique, qui vient communément aux enfans, & cause des rougeurs au visage, & par tout le corps.” (1694) Quant à l’expression de “petite rougeole”, souvent employée, elle ne désigne pas une forme particulière de l’affection, mais s’emploie simplement en fonction de l’âge des patients, comme l’écrit un traité de pédiatrie du XXe siècle : “La rougeole que l’on a qualifiée de petite rougeole chez les enfants du deuxième âge, à cause de sa remarquable bénignité,est comme la plupart des autres infections, fort grave chez le nourrisson.” (Dr G.Variot Traité pratique des maladies des enfants du premier âge 1921)

Quoi qu’il en soit, la rougeole aura été fatale à ces petits Sétois et on peut aussi se demander si le prêtre, en nommant la maladie, n’a pas voulu signaler d’une façon ou d’une autre le danger d’épidémie.