Archives pour la catégorie Non classé

Chasse au chien, Nice 1886

Après le massacre des chats, évoqué dans « Chasse au chat, Nice 1886 », celui des chiens, tel qu’il apparaît dans un article du Petit Niçois le 27 octobre 1886 qui évoque l’activité officielle du ciapacan, « l’attrape-chien ». Ce dernier ne se contentait pas de capturer les chiens errants, mais les mettait aussi à mort. De plus l’article rappelle que l’employé de la fourrière était accompagné d’un gardien de la paix.

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Une querelle qui finit par une décapitation en 1886

Le fait divers relaté dans Le Petit Niçois du 19 octobre 1886 ne s’est pas déroulé dans les Alpes-Maritimes, ni même en France, mais c’est à la frontière avec l’Italie que le personnage héros de l’anecdote est arrêté : Continue la lecture

Deux histoires de chasse, Alpes-Maritimes 1886

D’ordinaire les récits de chasse que publie Le Petit Niçois sont plutôt des récits d’accidents. Mais le 14 octobre 1886 on trouve sur la même page deux anecdotes qui ont en commun un certain humour. La première, qui se déroule à Nice, met en scène de façon théâtrale un trio de chasseurs qui s’expriment comme dans un vaudeville. Curieusement ils sont à Rauba Capeu, donc au bord de mer, entre la Promenade des Anglais et le port de Nice. La deuxième histoire nous renseigne sur l’époque : si ces soldats étaient nourris correctement, ils ne songeraient pas à capturer un chat pour en faire un civet ; l’article nous apprend d’autre part qu’en ce temps-là on pouvait trouver un lièvre à Antibes.

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Découverte d’un crime ancien, Nice 1886

Découvrir des restes humains à l’occasion de travaux n’est pas chose rare, voir par exemple les articles « Un squelette sous le boulevard » ou « C’était avant l’INRAP ». Mais ce qui est remarquable dans la trouvaille que rapporte Le Petit Niçois du 22 septembre 1886, c’est le soin tout scientifique apporté par le policier, qu’assistent un médecin et un dentiste, à l’examen des ossements qu’on vient de déterrer :

« Sinistre découverte. – Une lugubre découverte a été faite hier soir à 4 heures, dans la cour du manège Giordan, rue Meyerbeer. Des ouvriers creusant une tranchée pour placer des conduites d’eau et de gaz, s’aperçurent, tout à coup, que des fragments d’os étaient mêlés à la terre.
On procéda alors avec un peu plus d’attention et l’on mit à jour toutes les parties de la charpente d’un squelette.
Le commissaire de police du 4e arrondissement, appelé aussitôt, examina attentivement les os de concert avec un docteur et un dentiste, et voici les conclusions auxquelles ces messieurs se sont arrêtés.
La friabilité des os, leur moisissure indiquent que le squelette est enterré depuis une centaine d’années au moins.
Le développement de l’os du bassin, la forme de la tête et la petite dimension des fémurs, paraissent démontrer que c’est un squelette de femme.
L’épaisseur des parois du crâne et l’état des dents, indiquent qu’au moment du décès, cette personne devait être âgée de 45 à 50 ans.
Enfin, l’absence de tout vestige à côté du squelette et l’endroit où il reposait, permettent de croire à un crime resté inconnu : le terrain dans lequel il était enterré, étant, précédemment à la construction du manège, en nature de jardins.
Les ossements reposaient à une profondeur d’environ 1 mètre, à trois mètres environ de la porte d’entrée et un peu à gauche. Ils ont été soigneusement recueillis et seront transportés dans l’un des cimetières de la ville. »

Blackfesse, Nice 1886

Le blackface, nous dit Wikipedia, «  est une forme théâtrale américaine de grimage ou de maquillage […] où un comédien blanc incarne une caricature stéréotypée de personne noire. » Quelle était l’intention de ce personnage qui se passe le corps entier au cirage noir ? L’opinion est désarmée devant un tel acte et n’a pas d’autre ressource que de le mettre au compte de la folie. C’est ce qui ressort de deux articles du Petit Niçois. Le premier est du 7 septembre 1886 :

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Faux policier mais authentique escroc, Nice 1886

L’article « L’habit ne fait pas le prêtre, Grasse 1886 » montrait un malandrin qui inspirait confiance à ses victimes en portant l’habit ecclésiastique. C’est un stratagème assez voisin qu’emploie ce faux policier – en fait ancien policier – pour racketter prostituées et tenanciers de salles de jeu clandestines. On peut lire le récit de ses larcins dans Le Petit Niçois du 4 septembre 1886 :

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Le crime d’Utelle, Alpes-Maritimes 1886

Violences contre les femmes, tentative d’homicide sur son épouse, c’est, somme toute, un fait divers plutôt banal que relate Le Petit Niçois du 15 août 1886. Ce qui est plus remarquable, ce sont les remarques du journaliste qui ne font qu’exprimer la misogynie générale :

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Des brigands dans les Alpes-Maritimes en 1886

C’est un vrai western qui se déroule dans les Alpes-Maritimes en cet été de 1886, avec attaque des bandits et intervention de l’armée, en l’occurrence les gendarmes. Le Petit Niçois raconte ces événements dans un article du 26 juillet. Continue la lecture

Noyé dans la fosse d’aisance, Alpes-Maritimes 1886

Horrible décès que celui de ce jeune homme, mais si l’article du Petit Niçois qui en rend compte le 20 juillet 1886 offre tant de détails, on peut se demander si ce n’est pas dû à l’anticléricalisme de ce journal qui est d’orientation radicale ; voir un autre article qui évoque aussi ce pèlerinage très fréquenté de Notre-Dame de Laghet, « Un miracle, Nice 1883 » :

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Recyclage, Nice 1886

Encore un courrier de lecteur, indigné celui-là par une pratique assez singulière : on réemploie apparemment de vieilles pierres tombales pour remblayer une place publique, s’évitant ainsi des frais de transport, puisque le cimetière est situé sur cette place. L’histoire se déroule à Cimiez, l’antique cité fondée par les Romains à côté de Nice la grecque, dont elle est en train de devenir une banlieue résidentielle. L’article est paru dans Le Petit Niçois du 12 juillet 1886.

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