Archives pour la catégorie Non classé

Recyclage, Nice 1886

Encore un courrier de lecteur, indigné celui-là par une pratique assez singulière : on réemploie apparemment de vieilles pierres tombales pour remblayer une place publique, s’évitant ainsi des frais de transport, puisque le cimetière est situé sur cette place. L’histoire se déroule à Cimiez, l’antique cité fondée par les Romains à côté de Nice la grecque, dont elle est en train de devenir une banlieue résidentielle. L’article est paru dans Le Petit Niçois du 12 juillet 1886.

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On a trouvé une vache, Nice 1886

On trouve de tout dans la rue, voir l’article « Objets trouvés, Nice 1882″,jusqu’aux objets les plus insolites, lire « Il trouve un dentier dans la rue« . Un sommet est atteint dans un article du Petit Niçois du 26 mai 1886 :

« Trouvaille. — Il y en a qui trouvent des épingles, voire même des porte-monnaie plus ou moins garnis. M. Giovanni Antoine, cocher rue Reine-Jeanne a trouvé avant-hier à 10 h. 1/2 une vache abandonnée sur la voie publique, qu’il tient à la disposition de son propriétaire. Voilà une trouvaille qui aurait embarrassé plus d’un de nos lecteurs. »

La soupe qui tue, Alpes-Maritimes 1886

Dans La Prisonnière Marcel Proust évoque en 1923 la pittoresque figure d’un artisan ambulant, le rétameur : « Avec lui ne pouvait lutter le repasseur de scies, car, dépourvu d’instrument, il se contentait d’appeler : « Avez-vous des scies à repasser, v’là le repasseur », tandis que, plus gai, le rétameur, après avoir énuméré les chaudrons, les casseroles, tout ce qu’il étamait, entonnait le refrain : « Tam, tam, tam, c’est moi qui rétame, même le macadam, c’est moi qui mets des fonds partout, qui bouche tous les trous, trou, trou, trou »
Cet artisan réparait marmites et casseroles de cuivre en déposant une fine couche d’étain qui masquait les taches de vert-de-gris. Quand ce soin était négligé, on s’exposait à de graves accidents comme celui que relate Le Petit Niçois du 2 mai 1886 :

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Un emmerdeur à Nice en 1886

Le 18 mars 1886 on peut lire dans Le Petit Niçois un très court article qui en fait rappelle certaines pratiques de l’agriculture niçoise déjà évoquées dans « Agriculture bio à Nice au XIXe siècle » :

« Procès-verbal de contravention a été dressé contre le nominé Maro Louis, pour avoir traversé les rues de la ville, avec un tombereau, chargé de matières fécales, dont une partie s’est répandue sur la voie publique. »

Soupçon de sorcellerie dans les Alpes-Maritimes en 1886

Le jeudi 4 mars 1886, on peut lire dans Le Petit Niçois une anecdote qui atteste de la persistance des superstitions les plus archaïques et les plus brutales dans les campagnes :

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Un misérable jaloux, Nice 1886

En moins de deux semaines, ce mois de février 1886, se joue une tragédie que relate Le Petit Niçois ; d’abord, le 21, un article qui met en place le drame et ses protagonistes. On notera au passage l’expression «  un jeune paysan de Cimiez », qui en dit long sur l’urbanisation de Nice à l’époque :

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Nana sous les verrous

Émile Zola a publié Nana, un de ses chefs-d’œuvre, en 1880. Il est bien possible que ce prénom, porté par l’héroïne d’un article paru le 14 janvier 1886 dans Le Petit Niçois, indique qu’il s’agit d’une prostituée :

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Tentative de suicide, Alpes-Maritimes 1885

Un malheureux essaye de se donner la mort par peur du chômage. Mais de bons Samaritains interviennent à temps ; c’est ce que raconte Le Petit Niçois du 25 septembre 1885.

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Curieuse découverte, Alpes-Maritimes 1885

Encore des restes humains révélés par des travaux de terrassement ; la chose n’est pas rare, voir « Un squelette sous le boulevard » ou « C’était avant l’INRAP ». La fin de cet article paru le 9 septembre 1885 dans Le Petit Niçois atteste d’ailleurs que sur le territoire de Villeneuve d’Entraunes ce genre de découverte était jadis fréquent ; il l’était aussi sans doute dans tout le département, voire dans tout le sud-est vu son antique et très dense occupation humaine. La question qui se pose est : que sont devenus tous ces vestiges ?

« Curieuse découverte. – Une curieuse découverte vient d’être faite à Villeneuve d’Entraunes, commune de 300 habitants environ, de l’arrondissement de Puget-Théniers, situé à 8 km de Guillaumes.
C’est en faisant des fouilles pour la construction d’une remise que M. Arnaud Martin, propriétaire du Café de France, a fait cette découverte qui a beaucoup occupé les esprits de la vallée et a été l’objet de bien des commentaires.
M. Arnaud, qui est, paraît-il, un farceur, a fait courir le bruit qu’il avait trouvé une marmite pleine de pistoles, de sequins, de doublons, de ducats, de piastres, etc. Quelques voisins l’ont cru naïvement et ont conté la nouvelle, qui a bien vite fait du chemin. – Mais comme on le pense bien, cette marmite n’a existé qu’en imagination. – Ce qu’on a trouvé, c’est un énorme squelette presque complètement consumé. – Diverses pièces en fer, en cuivre et en cuir et non encore complètement détériorées ont fait supposer qu’un chevalier du Moyen Âge avait été enterré là. On a essayé de conserver les principales pièces, mais ce n’a pas été possible. Des anneaux entouraient encore les bras ; le casque et le masque, parfaitement reconnaissables, étaient à côté.
Au dire des anciens, les découvertes de ce genre n’étaient pas rares autrefois dans la commune de Villeneuve. »

Tombé d’un mât, Nice 1885

Dans l’ancienne marine à voile, les accidents étaient nombreux, mais on n’en parlait guère car ils se déroulaient au loin en mer. Or celui que Le Petit Niçois rapporte le 2 septembre 1885 a eu lieu dans le port de Nice et n’a pu être ignoré :

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