Archives pour la catégorie Non classé

Chasse au chien, Alpes-Maritimes 1885

1885, c’est l’année où Pasteur met au point son vaccin contre la rage. Mais en attendant, la terrible maladie continue ses menaces et, pour se protéger, on en est réduit à éliminer les animaux qui sont atteints comme en témoigne cet article du Petit Niçois paru le 19 mars 1885 :

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Une pauvre folle, Nice 1884

Le 6 décembre 1884 on peut lire dans Le Petit Niçois un nouvel internement en hôpital psychiatrique, on serait tenté de dire une nouvelle arrestation arbitraire. En effet on n’y trouve aucune allusion à un quelconque examen médical, ni à quelque comportement de la jeune femme qui pourrait justifier son enfermement : on lui reproche seulement « d’errer », autrement dit de marcher sans but.

« Une pauvre folle. — Avant hier, la police a interné à l’hospice des aliénés de St-Pons, une jeune folle, la nommée Gastaldi Marie, qui, ayant perdu la raison, errait au quartier du Var. »

Ce blog a déjà publié des articles sur le même sujet, « Un internement abusif, Nice 1884 » et « Une folle, Nice 1884 ».

Laïcité à Cannes en 1884

Un très court article du Petit Niçois du 16 juin 1884 montre déjà les tendances qui aboutiront à la fameuse loi de 1905. Il faut rappeler que ce quotidien est radical et anticlérical.

« CANNES
Un arrêté du maire de Cannes, en date du 5 juin dernier, interdit toutes les manifestations extérieures du culte et notamment les processions sur la voie publique. »

Chiens errants, Cannes 1884

La chasse aux chiens errants bat son plein à Nice depuis deux ans, voir  l’article  » Tableau de chasse, Nice 1882″ qui définit ce qu’est le Ciapacan. Mais, apparemment, ces mesures ne suffisent pas et Le Petit Niçois du 13 juin 1884 contient carrément des menaces contre les propriétaires de chiens. On remarquera que l’auteur de l’article vise les femmes.

« Chiens errants. — Gardez bien vos chiens, Mesdames, veillez sur vos carlins ! Le Ciapacan ne plaisante pas et se montre impitoyable. Les rafles sont fructueuses et sa charrette est toujours bondée. Avant-hier, 60 chiens, bouledogues, épagneuls grouillaient dans un bahut à deux roues. Plusieurs ont été tués.
Mesdames, encore une fois, gardez bien vos toutous. »

Sur un arbre perchés

On peut lire dans Le Petit Niçois du 3 avril 1884 un fait divers kafkaïen avant la lettre qui montre comment un comportement fantaisiste mais bien innocent peut conduire à une arrestation :

« Arrestations. — Les nommés Avenanti Auguste, Signorini Ange et Rigarita Auguste, manœuvres, pris d’on ne sait quel caprice, étaient montés sur un arbre du boulevard de l’Impératrice de Russie et là s’étaient postés le plus commodément possible sur de jeunes branches pliant sous leur poids, ils avaient engagé une causerie qui menaçait de durer longtemps. Des agents de police les invitèrent à descendre ; ils n’en firent rien ; les agents devenant plus pressants, ils descendirent en effet mais pour injurier et menacer les agents de police.
Pour ce fait, ces trois individus ont été arrêtés et mis en prison. »

Une sortie de prison trop bien arrosée, Nice 1884

On peut lire dans Le Petit Niçois du 11 avril 1884 :

« Ivresse. — Le nommé Chapez Jean a été arrêté hier dans la rue de la Condamine pour ivresse et scandale. Cet individu était sorti le matin même de la maison d’arrêt. C’est pour fêter sa délivrance qu’il s’est mis dans l’état qui a amené son arrestation ! »

Gaz, pétrole et charbon, Nice 1882

Gaz, pétrole, charbon : à Nice comme ailleurs dans les années 1880, on hésite sur les sources d’énergie, conscient et avide néanmoins de leurs bienfaits en dépit de leurs défauts. Le 17 juillet 1882, la page des faits divers du Petit Niçois évoque la question dans deux articles :

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Tapage nocturne, Nice 1881

Le Petit Niçois du 13 août 1881 rapporte des scènes d’un autre âge : on est encore en un temps où il suffit de la voix humaine pour faire du bruit, car elle ne sera pas couverte par les moteurs et les appareils de tout acabit ; c’est une époque où les gardiens de la paix assurent leur faction nocturne en prenant le frais tranquillement assis sur un banc et ne se lèvent même pas pour faire taire les contrevenants ; enfin c’est un monde où le dernier mot revient à une courtisane.

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Des secours vraiment rapides, Nice 1881

Le 26 juillet 1881, un article du Petit Niçois montre qu’en cas d’accident il vaut mieux pour la victime qu’elle soit patiente, car les secours n’ont pas encore la célérité du SAMU:

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Des Suisses à Montpellier au XVIe siècle 5. Autres divertissements

Heureusement la cité de Montpellier propose au XVIe siècle d’autres distractions que les exécutions publiques. Félix Platter raconte les fêtes et les spectacles que lui offre la ville et donne un témoignage précieux sur la vie collective au XVIe siècle. Continue la lecture