Archives pour la catégorie nourriture

Malbouffe en 1884

Tous ceux qui croient qu’au bon vieux temps on disposait d’aliments plus sains et plus naturels qu’aujourd’hui devraient lire cet article paru dans Le Petit Niçois du lundi 21 avril 1884 :

« À surveiller. — Depuis quelque temps, des placeurs, agissant au compte d’une maison étrangère, offrent aux minotiers du Nord une poudre destinée à être mélangée aux farines dans la proportion de un et demi pour cent. Cette poudre est lourde, elle craque sous la dent et laisse une saveur crayeuse.
Ce produit étant offert à raison de 5 fr. les 100 ki!., il en résulte que le meunier qui se laisserait aller à cette addition frauduleuse réaliserait un gain illicite de 30 à 40 centimes par sac de froment, soit environ 100 fr. par jour pour une usine qui ferait 300 sacs par jour.
Or, une analyse qui vient d’être faite par un pharmacien militaire, M. Balland, démontre que cette poudre ne serait autre chose que du sulfate de chaux hydraté, c’est-à-dire du plâtre.
M Riche a dénoncé à l’Académie de médecine cette honteuse falsification, qui, quoique n’offrant aucun danger pour la santé publique dans les proportions que nous venons d’indiquer, n’en mérite pas moins d’être rigoureusement poursuivie. »

Hippophagie, Nice 1883

Faire passer de la viande de cheval pour celle d’un autre animal, cela vous rappelle sûrement un scandale récent autour de plats industriels, mais le procédé n’est pas nouveau, comme en témoigne Le Petit Niçois dans un article du 28 mai 1883. À noter, le rôle joué par ces « deux employés d’octroi », qui ne veillent pas aux portes de Nice mais inspectent les boucheries. Continue la lecture

Conserver le gibier en 1881

C’est la saison de la chasse et quand le chasseur a bien rempli sa gibecière un problème se pose à lui : de quelle façon conserver le gibier ? On est en 1881 ; heureusement le Petit Niçois du 17 octobre donne des conseils avisés sur la question :

« Pour conserver le gibier. — Plusieurs moyens sont préconisés pour conserver le gibier, voici les principaux :
On recommande d’introduire des morceaux de charbons.de bois dans l’abdomen du gibier à ia place des intestins ; quoique le charbon soit un désinfectant nous doutons qu’il soit efficace pour ce cas.
En enveloppant le gibier, dans des plantes fraîches, des orties de l’herbe on empêche l’accès de la température extérieure et on retarde sa décomposition.
Voici un procédé beaucoup meilleur :
On place simplement les pièces à. conserver, lièvres, lapins, perdrix, cailles, etc., dans un tonneau rempli d’avoine, de blé, d’orge ou de millet en ayant soin que les pièces ne se touchent pas et qu’elles soient éloignées des bords et du fond du tonneau.
On peut ainsi dans un moment de chasse abondante conserver des provisions pour les jours de malchance. »

Bon appétit !

Scène de retour de chasse dans les Maures vers 1900
photographiée par Luce, Archives Départementales des Alpes-Maritimes.

Tragique prévoyance

Ce terrassier italien sait ce que signifie avoir faim ; c’est sûrement cette faim qui l’a amené en France pour trouver du travail et qui lui a appris la valeur des choses. Mais, comme le relate Le Petit Niçois du 1er juin 1881, son sens de l’économie va lui être fatal.

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Du minet au menu

Si vous êtes en panne d’inspiration pour composer vos repas des Fêtes, Le Petit Niçois du 26 décembre 1886 peut vous apporter des idées: Continue la lecture

Des Suisses à Montpellier au XVIe siècle 2. La vie quotidienne

Felix Platter, un jeune Bâlois âgé de seize ans arrive à Montpellier à la fin du mois d’octobre 1552 afin d’y suivre des études de médecine. Sa première surprise est la chaleur qui règne en Languedoc et le climat du sud de la France va lui réserver des sujets d’étonnement. Continue la lecture