Archives pour la catégorie progrès

1885 : 50 téléphones à Nice !

Un article du Petit Niçois paru le 6 mars 1885 annonce qu’Adolphe Cochery, ministre des Postes et Télégraphes, portefeuille qu’il est le premier à détenir, vient d’accorder à la ville de Nice la possibilité d’avoir un central téléphonique qui permettra à 50 abonnés de jouir de ce nouveau moyen de communication, alors que les édiles en réclamaient 200. On aura mieux conscience du bond en avant réalisé si on relit l’article « Un troisième téléphone à Nice en 1883 ».

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Des scaphandriers à Nice en 1884

À cette époque beaucoup de lecteurs ignorent probablement ce qu’est un scaphandrier et, sans photo, le seul moyen qui s’offre au journaliste est la description, comme celle-ci, qui est un article du Petit Niçois du 19 mai 1884 :

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Débuts automobiles, Alpes-Maritimes 1883

Bien avant que le moteur à explosion ne multiplie les automobiles, des engins à vapeur parcourent les routes, comme on peut le lire dans Le Petit Niçois du 6 juillet 1883 et ne mettent que dix heures pour franchir la vingtaine de kilomètres qui séparent Menton de Sospel :

« Locomotives routières – Le service des fortifications a affecté deux locomotives routières aux travaux des forteresses en cours de construction sur la frontière. L’une de ces machines fonctionne entre Menton Sospel et vice versa, l’autre entre Sospel et le fort Barbonnet.
La locomotive faisant le trajet de Sospel à 1a station dn chemin de fer, y prend des plaques de blindage qn’on charge sur un vagonet [sic] jusqu’à concurrence de 26.000 kilogr. et que remorque la machine à vapeur.
La distance entre Sospel et Menton est franchie à vide en 10 heures et en 12 heures entre Menton et Sospel, les pentes de la route étant extrêmement raides et les lacets nombreux et à très courts rayons. »

On peut voir sur YouTube certains de ces engins circuler, restaurés par des passionnés aux USA :

Un troisième téléphone à Nice en 1883

On n’arrête pas le progrès : en 1876 Alexander Graham Bell dépose le brevet qui crée officiellement le téléphone ; en 1879 l’invention se répand en France ; et le jeudi 14 juin 1883 Le Petit Niçois nous apprend qu’une entreprise de la ville vient de se doter de ce système, qui serait le troisième à Nice. À noter qu’il s’agit encore de liaisons point à point et que, d’un poste d’appel, on ne peut joindre que le seul correspondant auquel le câble vous relie.

« Téléphones. – Un troisième téléphone a été établi hier à. Nice.
C’est la Société générale de transports qui l’a fait établir pour mettre en communication ses bureaux de la rue Gubernatis avec ses remises situées au quartier Riquier.
On sait qu’il existait déjà deux téléphones dans notre ville : l’un entre la Caisse de Crédit et la Villa de M. Sicard à Saint-Jean ; l’autre entre le Théâtre Français et le café de la Maison Dorée. »