Archives pour la catégorie société

Profanation de cimetière en 1885, Villefranche-sur-Mer

Saccager des tombes se fait depuis longtemps, comme en atteste cet article du Petit Niçois qui, le 20 mars 1885, relate des faits survenus dans le cimetière de Villefranche-sur-Mer. On ne s’interrogera pas plus que le journaliste sur les causes du méfait, mais, comme d’habitude ce doit être la rage de s’en prendre aux défunts faute de ne pouvoir le faire aux vivants.

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Le câlin qui sauve

Au XIXe siècle, le feu est partout : bougies, lampes à pétrole, cheminées, poêles, etc. Le tout au milieu de matériaux inflammables, bois et tissus qui ne sont pas ignifugés, très nombreux dans l’ameublement et aussi sur les femmes qui entassent jupon sur jupon. Il s’en suit que les départs de feu sont fréquents, comme celui qu’on peut lire dans Le Petit Niçois du 19 janvier 1885 :

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Un empêcheur de danser en rond, Alpes-Maritimes 1884

Le Petit Niçois du 11 décembre 1884 revient sur des incidents burlesques survenus dans le village de Contes lors d’un bal public. Le journal déjà évoqué ces incidents dans son numéro du 6 août où il reproduisait la lettre d’un lecteur, mais un nouvel événement est survenu, qui est l’occasion de rendre justice à la République, ce régime encore nouveau qui se montre capable de sanctionner ses propres fonctionnaires :

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Une pauvre folle, Nice 1884

Le 6 décembre 1884 on peut lire dans Le Petit Niçois un nouvel internement en hôpital psychiatrique, on serait tenté de dire une nouvelle arrestation arbitraire. En effet on n’y trouve aucune allusion à un quelconque examen médical, ni à quelque comportement de la jeune femme qui pourrait justifier son enfermement : on lui reproche seulement « d’errer », autrement dit de marcher sans but.

« Une pauvre folle. — Avant hier, la police a interné à l’hospice des aliénés de St-Pons, une jeune folle, la nommée Gastaldi Marie, qui, ayant perdu la raison, errait au quartier du Var. »

Ce blog a déjà publié des articles sur le même sujet, « Un internement abusif, Nice 1884 » et « Une folle, Nice 1884 ».

Un ennemi des gourmets

Le XIXème siècle a vu naître la gastronomie avec la Physiologie du goût de Brillat-Savarin en 1826, mais dès ce siècle-là certains contestent la consommation. Ce refus du luxe quand il s’étend à la table apparaît dans un fait divers que relate Le Petit Niçois du 5 décembre 1884 :

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Une révolution

Huit heures et demi ou bien 20h 30 ? Nous emploierons l’une ou l’autre formule suivant le contexte ou la situation. Mais à la fin du XIXe siècle qui ne connaissait d’abord que la première expression, la deuxième apparaît comme une invention des savants contraire au sens commun, ainsi qu’en témoignent les étonnements d’un journaliste dans un article du Petit Niçois paru le 29 octobre 1884 :

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Histoire d’eau, Nice 1884

On a oublié ce que représentait, il y a un peu plus de cent ans dans le sud de la France, l’accès à de l’eau fraîche et censée pure, ainsi qu’en atteste ce quasi courrier des lecteurs paru dans Le Petit Niçois du 20 août 1884 :

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Le drapeau national piétiné, Nice 1884

Voici ce qu’on pouvait lire dans Le Petit Niçois du 14 août 1884. Toute ressemblance avec des faits contemporains serait purement fortuite.

« Respect au drapeau. — Un fait assez grave, s’il n’avait pour excuse l’état d’ivresse dans lequel se trouvaient les immondes individus qui l’ont commis, a eu lieu avant-hier en plein jour dans notre ville.
Trois ouvriers italiens, les nommés : Caliera Sébastien, âgé de 20 ans, Berga Giulio, âgé de 23 ans et Grosso Giovanni, âgé de 20 ans, ont foulé aux pieds et traîné dans le ruisseau le drapeau français, en proférant des grossières injures et des menaces contre la France et les Français.
La police a mis immédiatement en état d’arrestation ces trois malpropres qui comparaîtront bientôt devant le Tribunal correctionnel. Nous espérons qu’on leur infligera la sévère punition qu’ils méritent. Nous ne saurions permettre à des étrangers que nous hébergeons, auxquels nous donnons du travail et du pain, fussent-ils des ivrognes, d’insulter notre drapeau, l’emblème de la Patrie française. »

Apprenez à vous éclairer, PLM 1884

En 1884, certaines voitures du PLM – Paris-Lyon-Méditerranée, une des sociétés de trains qui se fondront plus tard dans la SNCF – commencent à être équipées d’un éclairage au gaz. Comme les voyageurs ne sont guère accoutumés à ce progrès, Le Petit Niçois du 16 mai reproduit en première page les conseils de la compagnie sur l’emploi du procédé :

« Voici quelques renseignements sur l’éclairage au gaz des trains de la Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. :
Les nouvelles voitures aménagées pour cet éclairage vont être pourvues d’un robinet spécial, qui permettra de donner la lumière ou de la diminuer à volonté. À l’aide d’un mécanisme des plus simple, appelé « mise en veilleuse », les voyageurs, que la trop grande clarté indisposerait la nuit, pourront, comme l’indique le nom de cet appareil, réduire à l’état de veilleuse la lumière de la lampe de leur compartiment. Ce résultat s’obtiendra d’une façon automatique par la fermeture des deux moitiés du rideau dont sont munies ces lampes, c’est-à-dire qu’une seule partie du rideau abaissée laissera la flamme à son état normal, éclairant un des côtés du compartiment, tandis que l’autre se trouvera dans l’ombre, mais les deux côtés rabattus ensemble donneront la mise en veilleuse, soit une diminution totale dans la somme de lumière.
Par ce système, les lampes des trains éclairés pendant le jour, pour le passage des tunnels, ou celles des compartiments inoccupés pendant la nuit seront mises en veilleuses, et il y aura de ce fait une économie notable de consommation du gaz. »

Un percepteur grincheux, Nice 1884

À l’époque de Courteline, la critique d’une administration publique et des petits tracas qu’elle impose au citoyen n’a rien d’insolite. Mais Le Petit Niçois dans un article du 15 mai 1884 va plus loin et assigne à d’obscures intentions antirépublicaines le comportement d’un fonctionnaire qui souhaiterait ainsi rendre impopulaire le régime qu’il représente :

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