Archives pour la catégorie société

Objets trouvés, Nice 1882

On épargnera au lecteur le lieu commun de l’« inventaire à la Prévert » que n’est vraiment pas la liste suivante publiée dans le Petit Niçois du 31 décembre 1882, car elle donne un aperçu très cohérent de ce que les gens transportaient sur eux, bien différent de ce qu’on trouverait aujourd’hui :

« Objets trouvés. – Liste des objets trouvés et déposés au commissariat central de police, du 1er au 31 décembre inclusivement, et non encore réclamés :
Un carnet contenant différentes notes.
Un fichu en soie noire.
Une boîte renfermant une médaille italienne.
Un canif.
Une épingle en or.
Deux parapluies en soie.
Trois camisoles de femme.
Un couvert en argent portant des initiales.
Une tabatière en argent.
Un grand éventail.
Une boucle d’oreille en or.
Trois couvertures de cheval.
Un sac de voyage contenant divers objets.
Trois porte-monnaie.
Une canne première en argent.
Un paquet contenant un canevas pour pantoufles.
Trois mouchoirs blancs.
Un portefeuille contenant différentes notes.
Plusieurs déclarations de chiens trouvés.
Plusieurs clés.
Une ombrelle en soie paquet de bonbons.
Une montre en or. »

Une remarque s’impose d’ailleurs : la plupart de ces objets dénotent le fait d’avoir été perdus par des personnes plutôt aisées, voire bourgeoises ; les pauvres quant à eux n’ont rien à perdre.

Nice, une tranche de vie en 1882

Le Petit Niçois du dimanche 15 octobre 1882 dans sa rubrique des faits  divers locaux montre à la façon d’un kaléidoscope la variété de la vie niçoise à la fin du XIXe siècle, en allant des princes aux gens les plus simples et en passant par les pèlerins, le poisson avarié, les amoureux et un escroc :

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Prolétariat, Nice 1882

Voici un article paru le lundi 11 septembre 1882 dans le Petit Niçois. Difficile d’être à la fois plus vague et plus précis :

« Arrestations — La police a arrêté hier matin, à 4 heures, les individus ci-après désignés qui ont été trouvés couchés dans une baraque située rue de l’Escarène :
Labbé Hiquette, 20 ans, maçon ;
Rocca David, 18 ans, maçon ;
Fossatti, Gaétan, 16 ans, menuisier ;
Lamberti, 18 ans, maçon ;
Ravel Joseph, 17 ans, maçon. »

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Ouverture de la chasse, 1882

Depuis la loi du 3 mai 1844 qui en définit les périodes, les chasseurs attendent avec impatience l’ouverture de la chasse. Les gendarmes aussi, car ils vont partir à la chasse aux braconniers et aux chasseurs sans permis, de plus leurs patrouilles vont les amener dans des secteurs où on ne les voit guère d’habitude et ils pourront procéder à diverses arrestations prometteuses de primes. Ces menues gratifications sont détaillées dans un article du Petit Niçois le dimanche 20 août 1882.

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Scène de bal, Nice 1882

On a célébré le 8 mars la Journée de la Femme. Quels que soient les injustices et les problèmes qui subsistent, les témoignages ne manquent pas qui permettent de mesurer les progrès accomplis dans l’amélioration de la condition féminine. Ainsi les faits rapportés par Le Petit Niçois du 4 juillet 1882, qui se sont déroulés à Saint-Barthélemy, un des quartiers encore semi-campagnards de Nice où ont vécu mes ancêtres.

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Communiquer en 1882

Alors que notre époque croule sous les mails et les SMS, en 1882 il fallait procéder à la mobilisation des télégraphistes et à l’installation d’une ligne spéciale pour que la reine Victoria puisse communiquer avec son royaume pendant ses séjours récurrents sur la Côe d’Azur, ainsi que le rapporte Le Petit Niçois du 16 mars 1882 : Continue la lecture

Une enfant perdue et retrouvée, Nice 1882

Une minuscule histoire qui finit bien, à peine de quoi faire un fait divers, telle est l’anecdote, survenue pendant le carnaval, que relate Le Petit Niçois du samedi 25 février 1882. Pourtant ce récit met en relief des différences entre cette société de la fin du XIXe siècle et la nôtre :

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Brutalité à Nice en 1881

« Brutalité », ce titre est très vague, c’est aussi celui de l’article que publie Le Petit Niçois du 7 décembre 1881.Pourtant, après la lecture de celui-ci on se prend à se dire qu’il est très approprié si on se réfère au sens originel du mot, tel que Littré le définit :
brutalité : « caractère de la brute ».
brute : « La bête considérée dans ce qu’elle a de plus éloigné de l’homme.  C’est une brute, se dit d’un homme qui n’a ni esprit ni raison. »

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Un marchand de sommeil à Nice en 1881

L’exploitation de la misère ne date pas d’aujourd’hui, comme le montre un article du Petit Niçois paru le 17 septembre 1881, Continue la lecture

Identification d’un repris de justice en 1881

En 1881, quand la justice doit identifier quelqu’un, elle n’a que peu de moyens : pas de fiche anthropométrique, ni d’empreintes digitales, encore moins d’ADN. Heureusement il existe certains traits particuliers dont les autorités savent tenir compte, ainsi que le relate un article paru dans le Petit Niçois du 27 août 1881 :

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