Nice, une tranche de vie en 1882

Le Petit Niçois du dimanche 15 octobre 1882 dans sa rubrique des faits  divers locaux montre à la façon d’un kaléidoscope la variété de la vie niçoise à la fin du XIXe siècle, en allant des princes aux gens les plus simples et en passant par les pèlerins, le poisson avarié, les amoureux et un escroc :

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Fausse alerte, Nice 1882

On n’a pas attendu le téléphone pour mal se conduire comme le suggère un article du Petit Niçois paru le mercredi 11 octobre 1882 :

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Quelques arrestations à Nice en 1882

Dans une rubrique qui est d’ailleurs quotidienne, le Petit Niçois du lundi 9 octobre 1882 rapporte une série d’arrestations qui peuvent amener une réflexion : Continue la lecture

Un cadavre mangé par des chats

Le Petit Niçois du 7 octobre 1882 rapporte une horrible histoire. Elle rappelle une anecdote déjà évoquée sur ce blog, où l’animal était différent, http://maioresnostri.eu/2016/03/un-lapin-ronge-un-enfant-herault-1870.html:

« Un cadavre mangé par des chats. — Ces jours derniers, une jeune nourrice, née à Perinaldo, et qui venait de Nice où on lui avait confié un enfant en bas-âge, a été arrêtée à Vintimille. Voici pourquoi :
Quelques jours après son arrivée à Vintimille, le pauvre petit qu’elle nourrissait vint à mourir. La nourrice ne donna aucun avis aux autorités pour l’acte de décès : elle ferma sa chambre et partit, abandonnant le petit cadavre.
Elle ne revint qu’après trois jours. Alors un horrible spectacle s’offrit à elle. Sur le petit corps, déjà en état de putréfaction, étaient accroupis de gros chats ; ils avaient dévoré le crâne et une partie du visage.
La justice apprit le fait, et ordonna immédiatement l’arrestation de la nourrice qui payera chèrement la faute d’avoir abandonné le petit cadavre et de n’avoir pas prévenu l’état civil, comme c’était son devoir.»

Suicide par le pétrole, Cagnes-sur-Mer 1882

Le 11 juin 1963 à Saïgon un moine bouddhiste vietnamien se fait arroser d’essence par ses acolytes et craque une allumette. D’autres bonzes l’imiteront par la suite. Mais ils ne sont pas les premiers à choisir cette façon spectaculaire de tirer sa révérence : voici ce qu’on peut lire dans le Petit Niçois du 6 octobre 1882 :

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Morte d’amour à 70 ans, Nice 1882

Tel est le titre que le Petit Niçois du samedi 23 septembre 1882 donne à l’article qui relate un fait divers digne d’une nouvelle de Maupassant, dont c’est d’ailleurs l’époque :

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Prolétariat, Nice 1882

Voici un article paru le lundi 11 septembre 1882 dans le Petit Niçois. Difficile d’être à la fois plus vague et plus précis :

« Arrestations — La police a arrêté hier matin, à 4 heures, les individus ci-après désignés qui ont été trouvés couchés dans une baraque située rue de l’Escarène :
Labbé Hiquette, 20 ans, maçon ;
Rocca David, 18 ans, maçon ;
Fossatti, Gaétan, 16 ans, menuisier ;
Lamberti, 18 ans, maçon ;
Ravel Joseph, 17 ans, maçon. »

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La colère des dieux, Alpes-Maritimes 1882

L’énoncé du fait divers rejoint parfois le récit mythologique : figure éternelle du forgeron, solitude du héros, simplicité du décor, symétrie du feu de la forge et de l’éclair, image extraordinaire de l’enclume tordue par la foudre, tout concourt à rapprocher cet article paru dans le Petit Niçois le 9 septembre 1882 d’un archaïque épisode poétique.

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Des souvenirs pour les touristes, Menton 1882

On a beau dire, les boutiques de souvenirs made in China qu’on trouve actuellement sur les sites touristiques ont au moins une utilité, qui est de détourner les visiteurs de se servir eux-mêmes, comme le suggère un article du Petit Niçois paru le 13 septembre 1882.

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Condamnation posthume d’un innocent, 1882

Rude problème pour l’administration militaire, d’après un article paru le 5 septembre 1882 dans Le Petit Niçois : cet officier est décédé, on en est sûr, mais on ne trouve pas son corps. Où est la difficulté ? direz-vous. C’est que la solde du défunt continue à lui être versée. Comme on ne peut pas le déclarer mort, faisons-en un déserteur… Pas très grlorieux pour la mémoire du disparu, mais la solution est économique.

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