Tir manqué, mais suicide réussi, Cannes 1883

Les lecteurs du Petit Niçois ont dû réfléchir à la fatalité en découvrant cet article dans leur journal du 17 décembre 1883 : Continue la lecture

Des pubs, Nice 1883

En 1883 la publicité est déjà envahissante et investit tout espace disponible : affiches sur les murs, hommes-sandwiches sur les trottoirs, jusqu’à la rubrique des faits divers dans les journaux quotidiens, où des « publicités rédactionnelles », comme on appelle pudiquement les pubs qui se camouflent en articles rédigés, envahissent la rubrique des faits divers. Continue la lecture

Erreur de train, Monaco 1883

Dans le Petit Niçois du 8 décembre 1883 on découvre que tout le monde n’est pas encore familier avec les voyages en train : Continue la lecture

Les marrons qui tuent, Nice 1883

Le Petit Niçois du 20 novembre 1883 donne à lire le récit d’un accident peu banal :

« Asphyxie en plein air.— Hier à midi, une marchande de marrons établie sur le boulevard du Pont-Neuf s’affaissa soudain sur son étalage. On vint à elle et on constata que la fumée se dégageant de son fourneau l’avait à demi asphyxiée.
Des agents de police l’ont mise en voiture et conduite à son domicile, rue Saint-Joseph, 6, où elle est entourée de soins qui aideront vite à sa guérison. »

La Marchande de Marrons gravée par Beauvarlet d’après Greuze. Gallica=Bnf

Encore un accident de la route, Roquebrune 1883

Encore un accident de voiture : à qui en revient la faute ? Au cheval, bien sûr, comme peuvent le découvrir les lecteurs du Petit Niçois le mercredi 14 novembre 1883 : Continue la lecture

Le curé dérape sur l’autel, Fréjus 1883

Les lecteurs du Petit Niçois peuvent lire, dans le numéro du 2 novembre 1883, le récit d’un accident qui susciterait le sourire si la victime avait été moins atteinte.

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Tentative de suicide, Nice 1883

Parmi les innombrables suicides que rapporte le Petit Niçois, celui dont il offre le récit de la tentative le 7 octobre 1883 se signale par le lieu qu’a choisi la victime, le promontoire de Rauba-Capeù, qui sépare la Promenade des Anglais du port de Nice. Son nom,  qui veut dire « vole chapeau » est une allusion au vent violent qui souffle souvent en cet endroit.

« Une tentative de suicide a eu lieu hier, et heureusement n’a pas réussi au gré de la pauvre désespérée qui en a été l’héroïne.
Une jeune fille habitant rue du Marché s’est jetée dans la mer du haut des rochers de Rauba-Capeù. On l’a secourue assez vite pour la sauver. On nous raconte qu’avant de tenter de mettre fin à ses jours par ce moyen, celte malheureuse avait cherché à s’empoisonner et n’avait pu y réussir. Espérons que les souffrances causées par cette double tentative de suicide la détourneront de son noir dessein.
La cause de son désespoir serait un chagrin d’amour. »

Rauba-Capeù sur une carte postale ancienne.

Une femme étranglée devant ses enfants, Nice 1883

Dans Le Petit Niçois du jeudi 27 septembre 1883 les lecteurs peuvent découvrir le récit d’un horrible drame : Continue la lecture

Accident du travail, Nice 1883

Quoi de plus banal qu’un ouvrier qui tombe d’un échafaudage ? Ce genre d’accident est malheureusement très fréquent. Mais ce qui est étonnant et significatif d’une époque est l’âge de la victime du fait divers que rapporte Le Petit Niçois du 9 septembre 1883 :

« Chute. – Vendredi, à 6 heures du matin, le nommé Joseph Rulfo, âgé de 78 ans, maçon, qui était occupé à crépir la cage de l’escalier d’une maison du quartier de Saint-Etienne, a perdu l’équilibre et est tombé du deuxième étage dans le vide.
Il a reçu, dans sa chute, une assez grave blessure à la tête ; on a dû le transporter à l’hôpital. »

Deux enragés, Nice 1883

Deux articles qui se suivent dans le Petit Niçois du 30 août 1883. Est-ce le fruit du hasard ou de l’humour d’un maquettiste facétieux ? On ne saurait le dire, mais ils évoquent tous les deux des cas de rage, le premier au figuré, le second au sens propre car l’hydrophobie est l’ancien nom de cette maladie contre laquelle Pasteur créera son vaccin deux ans plus tard.

« Un mendiant ivrogne. — Hier matin, un chiffonnier nommé Simon Jérôme, causait un véritable scandale dans la rue Colona d’Istria. Cet homme, ivre, était à moitié nu, et entrait de porte en porte pour demander l’aumône. L’agent de police Seylier vint pour l’arrêter, mais le chiffonnier se révolta, prit la chaîne et la montre de l’agent qu’il brisa et chercha à fuir.
Quelques personnes aidèrent l’agent à contenir ce furieux. Un autre agent de police étant survenu, on se mit en devoir de conduire l’ivrogne au violon. Pendant le trajet, Simon Jérôme, repris d’une furie de résistance, se jeta sur l’agent Roussel, le mordit à la main droite, lui déchira le gilet et chercha à briser sa montre comme il l’avait fait de celle de son camarade.
On eut toutes les peines du monde à coffrer cet individu, mais enfin on y parvint »

« Un chien abattu. — Hier matin, à 10 heures, un chien qui errait aux environs de ia Gare donnait quelques signes d’hydrophobie. Par précaution on appela des ouvriers qui travaillaient dans la cour de la Gare, qui eurent bientôt fait d’abattre la bête menaçante. »

On peut se poser des questions sur la façon dont le chien a été abattu, car ces ouvriers qu’on mobilise en plein travail n’avaient sûrement pas d’armes : on imagine l’acharnement des pelles et des pioches sur l’animal.