Un internement abusif, Nice 1884

Le Petit Niçois du samedi 11 mai 1884 raconte comment une pauvre femme qui ne commettait pas d’autre délit que d’être « atteinte d’idiotisme » va se retrouver expédiée dans un hôpital psychiatrique parce qu’elle avait la malencontreuse habitude de prendre l’air « sur le seuil d’une maison », à une époque où, d’ailleurs, les habitants sortaient des chaises devant chez eux le soir pour prendre le frais :

« Une malheureuse, atteinte d’idiotisme, se tenait habituellement sur le seuil d’une maison dans la rue Palermo.
Cette pauvre femme a été conduite provisoirement au poste ; mais nous croyons que par les soins de la police elle sera amenée dans une maison de santé. »

Un féminicide à Nice en 1884

Dans son numéro du 23 avril 1884, le Petit Niçois raconte avec détails le meurtre d’une femme à l’occasion du procès de son mari assassin :

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Malbouffe en 1884

Tous ceux qui croient qu’au bon vieux temps on disposait d’aliments plus sains et plus naturels qu’aujourd’hui devraient lire cet article paru dans Le Petit Niçois du lundi 21 avril 1884 :

« À surveiller. — Depuis quelque temps, des placeurs, agissant au compte d’une maison étrangère, offrent aux minotiers du Nord une poudre destinée à être mélangée aux farines dans la proportion de un et demi pour cent. Cette poudre est lourde, elle craque sous la dent et laisse une saveur crayeuse.
Ce produit étant offert à raison de 5 fr. les 100 ki!., il en résulte que le meunier qui se laisserait aller à cette addition frauduleuse réaliserait un gain illicite de 30 à 40 centimes par sac de froment, soit environ 100 fr. par jour pour une usine qui ferait 300 sacs par jour.
Or, une analyse qui vient d’être faite par un pharmacien militaire, M. Balland, démontre que cette poudre ne serait autre chose que du sulfate de chaux hydraté, c’est-à-dire du plâtre.
M Riche a dénoncé à l’Académie de médecine cette honteuse falsification, qui, quoique n’offrant aucun danger pour la santé publique dans les proportions que nous venons d’indiquer, n’en mérite pas moins d’être rigoureusement poursuivie. »

Une sortie de prison trop bien arrosée, Nice 1884

On peut lire dans Le Petit Niçois du 11 avril 1884 :

« Ivresse. — Le nommé Chapez Jean a été arrêté hier dans la rue de la Condamine pour ivresse et scandale. Cet individu était sorti le matin même de la maison d’arrêt. C’est pour fêter sa délivrance qu’il s’est mis dans l’état qui a amené son arrestation ! »

Un infanticide à Nice en 1884

Les infanticides, qu’on rencontre de temps en temps, sont généralement le fait de pauvres filles qui se sentent obligées de se débarrasser de leur progéniture poussées par la misère ou par la honte. Mais, le mardi 8 avril 1884, le crime relaté dans un article du Petit Niçois a des caractéristiques inverses :

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Accidents en chaîne, Nice 1884

Le Petit Niçois raconte, dans un article du 14 mars 1884, le déroulement d’un accident de la circulation qui ferait presque sourire si un malheureux cheval n’en avait été victime :

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Suicide à la gare de Toulon en 1884

Dans les années 1880 la presse aime bien décrire les suicides en donnant force détails sur leur déroulement. Il est plus rare de lire comment l’idée de mettre fin à ses jours a pu naître et mûrir chez un homme. C’est pourtant ce qu’on trouve dans Le Petit Niçois du jeudi 6 mars 1884. On pourra cependant s’étonner que personne n’ait cherché à aider le malheureux.

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Arnaque nigériane en 1884

Le Petit Niçois du 15 février 1884 relate une naïve tentative d’escroquerie dont le schéma est appelé à prospérer quand, un siècle plus tard, apparaîtra Internet :

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Il s’endort en conduisant, Alpes-Maritimes 1884

Le Petit Niçois du mercredi 13 février 1884 rapporte un accident peu banal :

« Accidents. — Un très grave accident s’est produit lundi soir sur la route du Var.
M. Robert, commissaire de police du 4me arrondissement, était prévenu le soir vers 5 heures, par un garde-champêtre, qu’un cadavre gisait au milieu de la route du Var. Le docteur Guillabert, immédiatement mandé, se rendit sur les lieux avec M. Robert pour procéder aux constatations médico-légales.
L’identité du cadavre fut bientôt établie. C’est le nommé Pietro Bona, âgé d’environ 40 ans, sujet italien, au service de M. Honoré Teisseire, fabricant à La Colle, canton de Vence. déplacer
On eut bientôt la preuve que Bona avait été victime d’une imprudence. Quelques instants auparavant il avait été vu sur la route assis sur la charrette qu’il avait l’habitude de conduire. Il se laissait aller à la somnolence. Il s’était sans doute endormi et était tombé de son véhicule. Une des roues lui a passé sur le corps au- dessus des reins, broyé les côtes et la colonne vertébrale.
Le cheval qui traînait la charrette, connaissant parfaitement son chemin, a continué sa marche et il est rentré tout seul à la Colle.
Après les constatations d’usage, le cadavre a été transporté à la Morgue. »

La Colle-sur-Loup

Encore des pubs, Nice 1884

Tout au long du mois de janvier 1884, Le Petit Niçois publie sur sa quatrième et dernière page des publicités pour un magasin de confection – on ne disait pas encore prêt à porter – à succursales multiples, La Belle Jardinière, dont la première boutique avait ouvert à Paris en 1824 et dont les dernières ont fermé au début des années 1970.

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